Kerbonauts !
Bienvenue dans le récit d’une aventure spatiale hors norme : la conquête du système de Kerbol. Ici, vous trouverez non seulement les histoires de chaque mission, mais aussi les détails techniques qui transforment une idée en succès orbital. Chaque satellite, chaque base, chaque transfert interplanétaire est documenté comme s’il s’agissait d’un véritable programme spatial : des blueprints initiaux aux manœuvres les plus précises. Ce site est dédié à cette odyssée : il retrace chaque étape, chaque mission et chaque réussite qui ont transformé un rêve en une réalité interplanétaire.
Autour de Kerbin, tout a commencé par la construction de relais de communication, de stations orbitales et de premières bases lunaires. Puis, de Mun à Minmus, les Kerbals ont validé les technologies et acquis l’expérience nécessaires pour franchir la frontière interplanétaire. Duna a marqué le premier grand saut, avec ses colonies établies et son rôle de tremplin logistique. Dres, souvent discrète, est devenue une étape clé au sein de la ceinture d’astéroïdes.
Plus loin encore, Jool et son cortège de lunes ont représenté l’un des plus grands défis de l’exploration. De Laythe, planète océanique, à Tylo, géant rocheux, chaque corps a imposé ses épreuves et offert ses opportunités. Enfin, l’arrivée sur Eeloo, glacée et reculée, a couronné cette progression, marquant l’accomplissement d’une présence kerbale à l’échelle du système.
Ce site n’est pas seulement un récit. Il est une archive vivante : plans techniques, journaux de vol, schémas orbitaux et données de mission. C’est la mémoire d’un programme spatial complet, pensé comme une véritable exploration scientifique et coloniale.
L’odyssée kerbale est le témoignage d’une détermination : comprendre, explorer et bâtir, toujours plus loin, jusqu’aux confins de Kerbol.
Les différents programmes spatiaux
Le programme Hermes constitue la première grande initiative de déploiement d’infrastructures de communication et d’observation scientifique dans tout le système de Kerbol. Son objectif principal est d’établir un réseau de relais orbital permanent permettant une couverture continue entre Kerbin, ses lunes et les planètes voisines, tout en préparant le terrain pour les futures missions de prospection et d’exploitation industrielle.
Dans une première phase, des constellations de satellites ont été positionnées en orbite de Kerbin. La seconde phase, étendra cette architecture aux corps proches : Mun et Minmus. Enfin, la dernière phase visera les planètes extérieures (Eve, Duna, Jool, Eeloo), avec le déploiement de constellations dédiées
Il y a des idées qui naissent dans la lumière d’un projecteur, et d’autres qui émergent entre deux cafés tièdes dans la salle de réunion du KSC. Le programme Horizon appartient indéniablement à la deuxième catégorie. Son objectif ? Simple en apparence : construire une station orbitale multifonction en orbite basse de Kerbin, à environ 100 kilomètres d’altitude. Mais comme tout projet kerbal digne de ce nom, il s’agit en réalité d’un assemblage ambitieux, un défi d’ingénierie et un prétexte parfait pour tester encore plus de boosters.
L’idée d’Horizon vient du projet Kolaris, ce grand plan de colonisation du système de Kerbol. Avant de conquérir les lunes, de miner Duna ou de geler sur Eeloo, il fallait une base arrière solide, un point d’ancrage orbital d’où tout partirait : le Hub central de l’avenir kerbal. Horizon doit être à la fois un laboratoire scientifique, un dépôt logistique, un port spatial et une maison pour ces courageux (ou inconscients) Kerbals qui aiment autant les étoiles que les explosions contrôlées.
Le projet se veut modulaire : plusieurs missions (baptisées KOL-HOR-xx) livreront successivement les modules principaux — laboratoire, habitation, énergie, communications, bras robotique, jonction et ravitaillement. Chaque lancement est une aventure à part entière, souvent accompagnée de cris de joie dans la salle de contrôle, parfois de soupirs, et toujours d’une odeur de carburant frais. Peu à peu, la station Horizon s’assemble, orbite après orbite, boulon après boulon, devenant un symbole de coopération, de persévérance et d’ingéniosité… ou du moins, un excellent sujet pour les journaux du KSC.
Mais au-delà de la technique, Horizon représente surtout le rêve collectif des Kerbals : regarder Kerbin d’en haut, travailler dans un lieu où la gravité est optionnelle et où les sandwichs flottent librement. C’est aussi une plateforme d’essais cruciale pour tout ce qui viendra après — moteurs interplanétaires, modules de transfert, systèmes de survie longue durée. En d’autres termes : un tremplin vers l’infini (et potentiellement au-delà, si les calculs de trajectoire sont mal faits).
Pour Gene Kerman, le directeur de vol, Horizon n’est pas juste une station : « C’est notre escalier vers les étoiles. Et si quelques marches explosent au passage, eh bien, on les reconstruira ! »
Et c’est bien là toute la philosophie du programme Horizon : oser, bricoler, apprendre… et recommencer.
Son but ? Rien de moins que d’établir la première présence durable sur la Mun. Oui, vous avez bien lu : une base, des rovers, des antennes, des panneaux solaires et, si tout va bien, quelques kerbonauts encore conscients à la fin de la journée. Tranquility, c’est un ensemble de missions audacieuses — déploiement d’un réseau de communication inter-munaire, construction d’un hub orbital autour de Kerbin, puis descente contrôlée (en théorie) vers la surface grise et pleine de cratères.
Alors, attachez vos ceintures, vérifiez vos boosters, et priez pour que Jeb ne soit pas celui qui pilote le cargo. La route vers la Mun ne sera peut-être pas tranquille, mais elle promet d’être spectaculairement explosive.
Le programme Minerva, branche audacieuse du projet Kolaris, vise à transformer Minmus, la petite lune glacée de Kerbin, en un centre industriel et logistique majeur. L’idée ? Exploiter la glace pour produire du carburant, établir une colonie permanente et préparer les futures expéditions interplanétaires. Grâce à sa gravité minuscule et son calme absolu (parfait pour les kerbonauts sujets au vertige), Minmus deviendra le camp de base idéal pour ravitailler et assembler les vaisseaux à destination de Duna, Dres et au-delà. Déploiement d’un réseau de communication, construction d’une station orbitale “Kateway”, descente des modules de forage et d’habitats gonflables, puis création d’une base minière.
Minerva symbolise l’esprit même du KSC : du génie, du courage, un peu de panique et beaucoup de ruban adhésif. Quand elle sera achevée, la colonie glaciale deviendra le hub interplanétaire du système Kerbol, un mélange de science, de chaos et de pur enthousiasme kerbal.
Le programme Ares incarne tout ce qui fait l’esprit kerbal : de l’ingéniosité, du courage, un optimisme irréaliste et une bonne dose de panique. Coloniser Duna, c’est transformer un rêve rouge en aventure verte — et prouver, une fois pour toutes, qu’il n’existe aucun monde trop lointain, trop dangereux ou trop poussiéreux pour un Kerbal armé d’un tournevis, d’un sourire et d’un plan de vol “à peu près bon”.
“Ares : parce qu’après Minmus, il fallait bien un endroit où le sable colle mieux.”
Programme Atlas : un rêve fou, un défi technique, une aventure cosmique, et peut-être le premier pas vers un empire interplanétaire. Parce qu’après tout, si on arrive à coloniser Dres… on peut tout faire … même sur la planète la plus oubliée du système Kerbol. Sur place, la base Atlas Prime servira de point d’appui pour de futures missions vers les confins du système. Malgré des trajectoires orbitales complexes et un sol aussi accueillant qu’un biscuit sec, les ingénieurs kerbals restent optimistes — ou inconscients.
Le Programme Odyssey incarne tout ce qui fait la grandeur et la folie du KSC : la curiosité scientifique, l’esprit pionnier, et une totale absence de peur du vide (ou de la paperasse). Coloniser le système de Jool, c’est affronter l’inconnu le plus absolu, repousser les limites de la technologie et de la patience, et surtout démontrer que, même à des millions de kilomètres de Kerbin, les Kerbals continueront à faire ce qu’ils font le mieux : bricoler, rire, et survivre par miracle.
Quand le programme deviendra réalité, Odyssey ne sera pas qu’une mission : ce sera le mythe fondateur d’une nouvelle ère spatiale, celle où les Kerbals cesseront de simplement visiter les planètes pour enfin y vivre.
Le Programme Arakkis est le nouveau projet démentiel du KSC : envoyer des Kerbals coloniser Moho, la planète la plus proche du Soleil — autrement dit, le four à pizza du système. L’idée ? Établir une base scientifique et minière permanente baptisée Helios One, protégée par des radiateurs géants, des dômes renforcés et beaucoup d’optimisme. Le tout servira à étudier les matériaux soumis à des températures infernales et à exploiter les métaux rares du sol mohoïen.
Mais avant d’y planter un drapeau, il faudra y arriver : trajectoires d’assistances gravitationnelles, carburant qui bout, moteurs qui hurlent… la route vers Moho ressemble plus à une cuisson lente qu’à un voyage spatial. Les premiers modules seront envoyés automatiquement, pour éviter de faire fondre les équipages trop tôt.
Pour le KSC, Arakkis représente la quintessence de l’esprit kerbal : audace, folie et un soupçon d’odeur de plastique fondu. S’ils réussissent, ce sera une victoire historique ; s’ils échouent, Moho brillera simplement un peu plus fort. Comme le dit Gene Kerman : “C’est peut-être le projet le plus chaud jamais imaginé… au sens littéral.”
Le programme Frontier a pour objectif d’envoyer des Kerbals courageux et complètement inconscients jusqu’à la lointaine planète glacée Eeloo, construire une base autonome et prouver qu’on peut survivre à -200 °C, zéro atmosphère et des crevasses à chaque pas, ce qui est bien sûr totalement absurde mais très photogénique. Le Comité des Astrodynamics Kerbal (KAC) a jugé qu’Eeloo était une idée excellente, surtout parce qu’on n’y était jamais allé, et a vaguement consulté les scientifiques avant de conclure que plus c’était dangereux, mieux c’était pour la réputation. Le vaisseau Frontier 1 a été conçu avec 20 moteurs, 12 Kerbals entassés dans un module ridicule et des panneaux solaires immenses destinés à alimenter le chauffage, le moteur du café et les instruments scientifiques douteux. Le lancement a été… chaotique : antennes oubliées, fuite de carburant, orientation approximative vers le soleil, mais rien que les Kerbals ne puissent gérer avec panique et hurlements. Après un trajet interplanétaire de plusieurs années Kerbal, l’atterrissage sur Eeloo se fait avec parachute inutile et moteur principal à fond, résultat : un Kerbal intact et un festival de Kerbals météoritiques. La base Frontier comprend un habitat, quelques panneaux solaires et un rover gelé ; mission scientifique accomplie : mesurer le froid extrême et constater que les Kerbals sont courageux, idiots et photogéniques. Le retour est improbable, mais la gloire est assurée.
Toutes les phases de développement
Objectif Kerbol : prouver que même les accidents en série peuvent mener à une civilisation interstellaire !