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Jool & ses lunes

Le Programme Odyssey incarne tout ce qui fait la grandeur et la folie du KSC : la curiosité scientifique, l’esprit pionnier, et une totale absence de peur du vide (ou de la paperasse). Coloniser le système de Jool, c’est affronter l’inconnu le plus absolu, repousser les limites de la technologie et de la patience, et surtout démontrer que, même à des millions de kilomètres de Kerbin, les Kerbals continueront à faire ce qu’ils font le mieux : bricoler, rire, et survivre par miracle.

Quand le programme deviendra réalité, Odyssey ne sera pas qu’une mission : ce sera le mythe fondateur d’une nouvelle ère spatiale, celle où les Kerbals cesseront de simplement visiter les planètes pour enfin y vivre.

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Le Grand Saut dans le Vert : Vision et Objectifs

Quand les ingénieurs du KSC ont proposé le Programme Odyssey, la salle entière a d’abord éclaté de rire, puis de peur, puis à nouveau de rire (mais un peu nerveux, cette fois). Car Odyssey, c’est un projet démesuré même selon les standards kerbals : coloniser le système de Jool. Oui, Jool, la géante gazeuse vert émeraude, la majestueuse et terrifiante boule d’atmosphère où tout vaisseau qui s’y frotte finit en barbecue orbital. Mais pour le KSC, c’est l’étape logique après Duna et Dres : si on peut survivre à un crash sur la Mun, et à la paperasse de la Commission des Ressources Planétaires, alors pourquoi pas bâtir un empire industriel au cœur du système joolien ?

L’objectif d’Odyssey est triple — et un peu mégalomane :

  1. Établir une présence permanente autour de Jool et sur certaines de ses lunes.

  2. Exploiter les ressources locales (glace, métaux rares, science, et échantillons radioactifs qui brillent la nuit).

  3. Créer un hub interplanétaire avancé, un point d’appui pour l’exploration des confins du système Kerbol.

La mission est encore sur les planches à dessin, mais déjà, les idées fusent : un réseau de communication “Deep Jool Network”, une station orbitale géante baptisée Odyssey Station, et une flottille de modules automatiques pour la reconnaissance de chaque lune. Les priorités sont évidentes : Vall pour sa stabilité, Laythe pour son atmosphère et son eau liquide, et Tylo… parce que quelqu’un au KSC aime souffrir.

Le KSC prévoit de lancer une série de missions robotiques de précurseurs : Ody-Piggy, Ody-Statler, et Ody-Warldorf. Ces missions détermineront où établir les premières infrastructures, où ne pas se poser (indice : Tylo), et quelles lunes offrent le meilleur compromis entre “ressources abondantes” et “probabilité d’explosion modérée”.

Comme le résume si bien Linus Kerman, responsable scientifique du programme :

“Si on arrive à survivre à Jool, on peut survivre à n’importe quoi. Même aux réunions budgétaires du KSC.”

Les Mondes de Jool : Terrain de jeu ou champ de mines ?

Les ingénieurs adorent Jool. Les pilotes, moins. C’est un système complet à lui seul, avec cinq lunes, chacune plus étrange que la précédente. Pour le KSC, c’est un peu comme une boîte de chocolats orbitaux : on ne sait jamais sur quoi on va tomber, mais c’est souvent explosif.

Laythe, la favorite, est la seule lune avec une atmosphère respirable (en théorie) et des océans d’eau liquide. Idéale pour une base de surface semi-permanente, à condition d’éviter les zones d’atterrissage où les vagues atteignent plusieurs centaines de mètres. L’idée : y implanter une base scientifique flottante, la Laythe Haven, alimentée par des réacteurs à fusion (ou par la peur de Bob). Elle servirait de centre d’exploration et de production de carburant à partir de l’eau locale.

Vall, quant à elle, est considérée comme “la Mun de luxe” : plate, stable, et glaciale, parfaite pour installer des bases industrielles robotisées et des stations de forage. Les foreuses automatisées pourraient transformer sa glace en hydrogène et oxygène, approvisionnant la station Odyssey en carburant.

Tylo, la brute du système, attire tous les ingénieurs téméraires. Son champ gravitationnel rivalise avec celui de Kerbin, mais sans atmosphère pour freiner. Résultat : chaque mission vers Tylo se termine généralement par une explosion spectaculaire et des jurons audibles jusqu’au KSC. Néanmoins, son sol riche en minéraux et métaux lourds en fait un site industriel stratégique… à condition d’y survivre plus de 5 minutes.

Bop et Pol, les petites lunes excentriques, seront exploitées pour leur faible gravité. Elles serviront de plateformes logistiques et de zones de test pour l’extraction automatisée. De plus, leurs formes étranges fascinent les géologues — et inquiètent les théoriciens du complot du KSC, persuadés que les “Anciens Kerbals” y ont laissé des artefacts.

Le plan d’ensemble d’Odyssey repose donc sur une approche en couches :

  • Orbitale : Odyssey Station autour de Jool, véritable hub de communication et de ravitaillement.

  • Lunaire : bases permanentes sur Laythe, Vall, et Tylo.

  • Logistique : mini-bases et entrepôts orbitaux sur Bop et Pol.

Et entre tout ça ? Des TUG interlunaires, de gros tracteurs spatiaux pilotés par des IA approximatives, tirant des modules d’habitat et des réservoirs pleins de carburant explosif. “Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?” demande Gene Kerman. Tout, Gene. Absolument tout.

Mais c’est précisément ce qui rend ce programme si irrésistible aux yeux du KSC. L’Odyssey ne sera pas seulement un projet scientifique : ce sera l’apothéose du chaos organisé. Comme le dit fièrement Kernher von Kerman :

“Si nous n’avons pas peur avant le lancement, c’est que nous avons oublié quelque chose.”

Les Étapes de la Folie 

Le calendrier d’Odyssey est aussi ambitieux qu’un booster sans limite de poussée. Officiellement, le programme n’a pas encore dépassé la phase de planification. Officieusement, Zeb a déjà proposé de piloter le prototype du vaisseau-mère — un engin gigantesque surnommé Odyssey Prime, combinant propulsion nucléaire, gravité artificielle, et une cafetière pressurisée.

La mission se décomposerait en plusieurs grandes étapes :

Phase 1 – Exploration robotique :
Des sondes automatiques sont envoyées vers chaque lune du système joolien. Elles doivent cartographier les zones de ressources, mesurer les radiations, et évaluer les risques d’atterrissage. Les ingénieurs espèrent ainsi éviter “l’effet Tylo” (crash total à Mach 3). Ces sondes serviront aussi de relais de communication pour le réseau Deep Jool Network.

Phase 2 – Infrastructure orbitale :
Une fois les données analysées, le KSC lancerait la construction d’une station orbitale massive autour de Jool : Odyssey Station Alpha. Équipée de modules scientifiques, d’habitations gonflables et de gigantesques réservoirs, elle servirait de hub interlunaire. C’est là que transiteront les cargos, les équipages et les modules de surface.

Phase 3 – Déploiement des colonies lunaires :
Des vaisseaux d’assaut logistique — les Odyssey Landers — se poseront sur Vall et Laythe pour établir les premières bases : Camp Serenity et Laythe Haven. Ces bases serviront de sites pilotes pour la production locale de carburant et l’habitation à long terme. Les premiers kerbonauts y resteront plusieurs années (ou jusqu’à ce qu’ils trouvent le bouton “Retour”).

Phase 4 – Expansion et automatisation :
Une fois les bases établies, des modules industriels automatisés seront déployés sur Tylo, Pol et Bop. L’objectif : récolter les métaux, la glace, et surtout les données scientifiques pour alimenter le KSC. Les IA locales superviseront les opérations, pendant que les ingénieurs au sol tenteront d’empêcher les robots de creuser jusqu’au centre de la lune “par curiosité scientifique”.

Phase 5 – Consolidation et futur interstellaire :
À terme, Odyssey Station deviendra une plateforme de lancement vers Eeloo et, pourquoi pas, vers d’autres systèmes stellaires. Certains rêvent déjà d’un vaisseau interstellaire propulsé depuis Jool, profitant de la gravité de la géante pour un effet de fronde monumental.

Mais tout cela, bien sûr, est encore sur papier. Pour le moment, le KSC dispose de schémas, d’une maquette en carton et de beaucoup d’optimisme.

Malgré les doutes, l’équipe reste déterminée. Les réunions d’ingénierie sont pleines de phrases comme :

“Si on met deux réacteurs nucléaires ici, et une piscine là, ça devrait marcher.”
“Et si on rate Jool, on pourra toujours dire qu’on visait Eeloo.”
“Au pire, on appellera ça une ‘mission d’exploration non planifiée’.”