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Premier Pas vers la Folie Lunaire

Un projet audacieux du KSC pour transformer la Mun en deuxième maison… ou en cratère géant de test.

Le projet Kolaris avait commencé comme toutes les grandes idées kerbales : avec un croquis mal cadré, un enthousiasme déraisonnable, et un ingénieur qui avait dit « Et si on le faisait vraiment ? ».
Dans ce grand plan de colonisation du système de Kerbol, un sous-programme allait bientôt devenir le symbole du rêve spatial kerbal : Tranquility.
Son but ? Construire une présence durable sur la Mun, notre plus proche voisine grise, mais surtout la plus tentante. Après tout, elle brillait dans le ciel tous les soirs, comme pour murmurer : « Viens donc essayer de m’atterrir dessus sans exploser. »

Au début, tout le monde au KSC se montrait confiant. Gene, le directeur de vol, avait même fait un discours :

“Ce sera notre petit pas pour la stabilité orbitale, et un grand bond pour notre stock de parachutes.”
Les applaudissements avaient été aussi sincères que nerveux.

Phase 1 : Les messagers du vide

Avant de poser quoi que ce soit sur la Mun, il fallait d’abord pouvoir parler à ceux qui s’y rendraient.
C’est ainsi qu’était née la constellation de communication “MunieNet” : une série de satellites équipés d’antennes relai haute puissance, déployés autour de Kerbin (programme Hermes)  et de la Mun.
La mission KOL-TRA-01, baptisée “Ping!”, fut la première. Deux petits relais furent lancés avec enthousiasme (et une légère surcharge de boosters).

L’un d’eux atteignit parfaitement son orbite elliptique.
L’autre… rejoignit involontairement un destin héroïque dans l’océan, devenant ainsi le tout premier “relais aquatique expérimental”.
Bill Kerman avait commenté :

“Techniquement, la mer fait partie de la planète. Donc, mission à moitié réussie.”

Rapidement, une flotte de satellites en orbite polaire compléta le réseau, assurant une couverture de communication quasi complète. Enfin, sauf quand Zeb décidait de tester un angle d’approche “artistique” vers la Mun, auquel cas tout le monde perdait le signal au moment le plus drôle.

Phase 2 : Les stations du futur

Vint ensuite le projet “Mun Hubbie” — une station orbitale modulaire conçue pour servir à la fois de relais logistique, de centre scientifique, et d’avant-poste interplanétaire.
Son assemblage devait se faire en plusieurs lancements : modules de commande, laboratoires, réservoirs, bras robotisés et devrait ressembler à Horizon ou du moins d’en tirer de l’expérience de nos erreur passées.
Mais comme d’habitude, la réalité dépassa la planification.

Le premier module, Harmony Core, fut lancé avec une précision presque suspecte.
Le second, contenant le laboratoire, arriva… dans le bon plan orbital, mais avec une inclinaison de 8° de trop. “Ce n’est pas une erreur, c’est une expérience de mécanique orbitale appliquée,” expliqua Valentina avec aplomb.

Au bout de six missions, d’innombrables ajustements, et un ou deux amarrages effectués “à la Zeb” (c’est-à-dire avec plus d’enthousiasme que de freinage), la station Mun-Hubbie brillait fièrement en orbite. Depuis la surface de Kerbin, on pouvait parfois apercevoir un minuscule reflet. Gene disait toujours :

“C’est soit la station, soit une clé à molette en orbite. Dans les deux cas, c’est à nous.”

La station devint rapidement un symbole de coopération.
C’était aussi un aimant à problèmes : le module d’habitation gonflable refusait de se déployer (“probablement parce que Bill y avait rangé des outils”), et la centrifugeuse d’entraînement produisait une gravité artificielle si chaotique que Zeb avait fini par l’appeler “le manège infernal”. Mais peu importe : elle tournait, elle brillait, et surtout, elle offrait un port d’attache pour ce qui allait suivre.

Phase 3 : Le grand saut gris

L’heure était venue : poser le pied sur la Mun.
Et contrairement aux rumeurs, non, ce n’était pas juste une idée de Zeb un soir de pizza froide.
Le plan, soigneusement étudié (et griffonné sur une serviette), prévoyait un atterrisseur automatisé, baptisé “Bob the Tranquil”, capable de transporter un petit rover et d’analyser le terrain pour une future base.

Le premier essai fut… mouvementé.
L’atterrisseur toucha la surface à une vitesse “un peu” supérieure aux spécifications.
“C’est un atterrissage dynamique,” déclara Bill.
“C’est un cratère,” répondit Val.

Mais les Kerbals apprennent vite, surtout quand les explosions coûtent cher.
Le second essai fut une réussite éclatante. Le petit rover, MUN-Scout, déploya ses panneaux solaires, s’éloigna en bondissant joyeusement, et prit les toutes premières images haute résolution du futur site de la base.

Le centre de contrôle entier applaudit. Gene, pourtant stoïque, sourit un peu.
“Nous avons fait ce que personne n’avait osé : rouler sur la Mun sans rebondir trop fort.”

Phase 4 : Les bases du futur

Fort du succès de MUN-Scout, le KSC lança la phase la plus ambitieuse du programme Tranquility : l’établissement d’une base permanente sur la Mun.

Baptisée Base Alpha, elle devait accueillir quatre modules et son premier commandant Koening Kerman:

  • un habitat pressurisé,

  • un centre scientifique,

  • un atelier industriel,

  • et un module de survie et énergie, comprenant panneaux solaires et réservoirs d’eau recyclée (dans lesquels Jeb jura ne pas avoir stocké de boissons gazeuses).

La première mission cargo transportant le module de vie fut un ballet orbital remarquable.
Le TUG-12, un remorqueur automatisé, effectua son insertion parfaite et posa délicatement le container sur la surface… à l’envers. “C’est un choix esthétique,” annonça Gene. “On l’appellera la version souterraine.”

Heureusement, les missions suivantes se passèrent mieux.
Le bras robotique de la station Mun-Hubbie fut utilisé pour guider le transfert des modules vers leur trajectoire d’atterrissage, et le réseau de Comms assura une communication constante entre Kerbin et la Mun. Les transmissions audio étaient parfois hachées, mais on pouvait toujours distinguer Zeb rire dans le fond.

Une fois assemblée, la base Tranquility Alpha ressemblait à un joyeux empilement de cylindres, de panneaux et d’antennes. “C’est moche, mais c’est chez nous,” déclara fièrement Bill en plantant le drapeau. Bob prit la première photo officielle — où l’on pouvait voir Zeb faire un selfie avec le rover, un drapeau, et une clé anglaise flottant à côté.

Phase 5 : La logistique du chaos

Installer une base, c’est une chose. L’alimenter, c’en est une autre.
Rapidement, le KSC mit au point un système de ravitaillement orbital et de surface basé sur une flotte de TUGs automatisés. Ces engins, pilotés à distance, transportaient carburant, nourriture, pièces détachées, et parfois… des cargaisons plus mystérieuses.

Un jour, une capsule livra par erreur un container de tacos à la place de batteries lithium.
“Erreur de manifest,” expliqua le département logistique.
“Erreur bénie,” répondit l’équipage de la base.

Le programme Tranquility devint alors un gigantesque ballet orbital :
TUGs montant depuis Kerbin, modules orbitant entre Horizon et la Mun, et rovers tirant des câbles de ravitaillement comme des fourmis hyperactives.
Chaque mission avait son lot de péripéties : un TUG coincé dans une orbite rétrograde, un atterrisseur qui fit un salto involontaire, et même un rover qui tenta (sans succès) de sauter un cratère “pour la science”.

Phase 6 : Le rêve devient réalité

Après des années de travail, de tests et d’improvisations créatives, le programme Tranquility put enfin afficher ses premiers résultats tangibles. Une station orbitale fonctionnelle, un réseau de communication complet, une base au sol active, et une présence humaine permanente sur la Mun.

C’était la première fois dans l’histoire du KSC qu’un projet de cette ampleur n’avait pas fini en “belle explosion pédagogique”. La fierté était palpable. Même Mortimer, le responsable financier, esquissa un sourire (avant de rappeler qu’il fallait penser au coût des prochains lancements).

La base Tranquility Alpha devint le premier véritable avant-poste du projet Kolaris.
Elle servait désormais de plateforme de production locale, extrayant et raffinant le précieux ergol pour alimenter les futurs vaisseaux interplanétaires.
Les ingénieurs plaisantaient :

“On a commencé avec du rêve et des boulons, on finit avec du carburant et des tacos. C’est ça, le progrès.”

Épilogue : La nuit tranquille

Un soir, alors que la station Horizon passait au-dessus de la Mun, les caméras de bord capturèrent un spectacle à couper le souffle : le lever du soleil sur Tranquility Alpha.
Les panneaux solaires se mirent à briller comme des ailes dorées, et au loin, le petit rover MUN-Scout clignota faiblement, fidèle gardien de la poussière grise.

Dans la salle de contrôle du KSC, tout le monde resta silencieux quelques secondes.
Même Zeb. Puis Gene leva sa tasse de café :

“À tous ceux qui ont cru qu’on ne pouvait pas le faire… regardez ça. On vient de rendre la Mun un peu plus habitée. Et un peu plus Kerbal.”

Valentina, un sourire en coin, ajouta :

“Et un peu plus sale aussi. On a déjà laissé tomber trois tournevis et une botte.”

Des rires éclatèrent. Bill se contenta de noter dans son carnet :

“Prochaine mission : envoyer un aspirateur orbital.”

Le programme Tranquility n’était plus seulement un projet. C’était une aventure collective, une preuve que même avec des fusées qui tremblent, des rovers capricieux et des plans écrits sur des serviettes, les Kerbals pouvaient atteindre les étoiles — ou du moins, la Mun — et y rester.

Dans les hangars du KSC, de nouveaux modules étaient déjà en préparation.
Des concepts pour une base automatisée sur Minmus. Des plans pour un vaisseau d’expédition vers Duna. Et sur le tableau blanc de la salle de mission, une phrase griffonnée en lettres capitales :

“TRANQUILITY : CE N’EST PAS LA FIN, C’EST LE DÉBUT DE KOLARIS.”

Quelques heures plus tard, alors que la nuit tombait sur Kerbin, la base Tranquility Alpha émettait une faible lueur dans l’obscurité. Un minuscule point brillant sur la surface de la Mun. Un témoin silencieux du courage, du chaos, et de la folie constructive des Kerbals.

Et quelque part dans le vide, Zeb, en regardant par le hublot d’Horizon, murmura :

“On y est enfin. Et cette fois, personne n’a explosé… enfin, pas récemment.”

Programme Tranquility : On pete pas la Mun !
CatégorieHabité & TéléguidéDurée totale14+ missions

Son but ? Rien de moins que d’établir la première présence durable sur la Mun. Oui, vous avez bien lu : une base, des rovers, des antennes, des panneaux solaires et, si tout va bien, quelques kerbonauts encore conscients à la fin de la journée. Tranquility, c’est un ensemble de missions audacieuses — déploiement d’un réseau de communication inter-munaire, construction d’un hub orbital autour de Kerbin, puis descente contrôlée (en théorie) vers la surface grise et pleine de cratères.
Alors, attachez vos ceintures, vérifiez vos boosters, et priez pour que Jeb ne soit pas celui qui pilote le cargo. La route vers la Mun ne sera peut-être pas tranquille, mais elle promet d’être spectaculairement explosive.