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CENTRE SPATIAL KERBAL – BULLETIIN OFFICIEL DE MISSION

Opération : “Kerbin Polar Relay Network”
Rédigé par : Gene Kerman(et survivant de 48 heures sans sommeil)
Contributions : Kernher von Kerman (chef de la science des fusées),
Zebediah, Bill, Bob, et plusieurs stagiaires traumatisés

I. INTRODUCTION – “Parce qu’il faut bien entendre les cris quand tout explose”

La mission Kerbin Polar Relay Network représente l’une des entreprises les plus ambitieuses du Programme Spatial Kerbal — juste derrière la fameuse “Explosion Involontaire du VAB (Version 3)”.
L’objectif : établir une couverture de communication permanente autour de Kerbin grâce à quatre satellites relais, placés sur deux orbites polaires distinctes — l’une inclinée à 45°, l’autre à 135°.

En clair : où que se trouve un vaisseau, une sonde, ou un Kerbal hurlant dans le vide spatial, le KSC pourra enfin l’entendre hurler en haute définition.

Lors de la conférence de presse, Gene a résumé la mission ainsi :

Nous entrons dans une nouvelle ère de connectivité. Bientôt, nous pourrons parler à nos rovers, nos stations, nos fusées… et même à Zeb, quand il se perdra sur la Mun.

À quoi Zeb a répondu :

“Super ! Et on pourra commander des pizzas orbitales aussi ?”

Le Conseil d’Administration n’était pas convaincu, mais quand Mortimer (le directeur financier) a vu que la fusée utiliserait “du matériel déjà disponible”, il a immédiatement approuvé.
Ainsi, le projet Polar Relay Network était lancé.

II. PHASE 1 – LANCEMENT ET MISE EN ORBITE

Premier lancement désigné pour placer les deux premiers satellites sur une orbite à 45°.
La fusée  ou Ze-gros-lanceur brillait au lever du soleil, majestueuse (si on oublie les traces de scotch sur la coiffe).

“Go pour l’allumage”, annonça Gene dans le micro.
“Les moteurs sont nominaux”, répondit Bill.
Wernher fronça les sourcils : “Définis ‘nominal’.”
“Ils n’explosent pas”, précisa Bill.

Les moteurs rugirent, le lanceur monta avec grâce — ou du moins, avec un minimum de feu non planifié.
À 100 km, la première mise en orbite fut impeccable. Le premier étage se détacha, plongea vers l’océan, et fut récupéré intact (une première).

À 3000 km d’altitude, le premier satellite “Snowdrop” se déploya. Les antennes sortirent lentement, pareilles à une fleur métallique qui venait d’apprendre le concept de la gravité.
Quelques minutes plus tard, son jumeau “Icicle” fut libéré à 180° d’intervalle.

“Télémetrie stable, signal parfait”, annonça Bob.
“Et pas d’explosion ?” demanda Gene.
“Non, monsieur.”
“Bon sang… on s’améliore.”

III. PHASE 2 – LA DEUXIÈME CONSTELLATION (135°)

Trois jours plus tard, c’était au tour de Polar-135A, pour la constellation rétrograde.
Cette fois, l’orbite devait être inclinée à 135°, croisant la première pour garantir une couverture complète.

“Vérification prévol : guidage ?”
“Vert.”
“Télémétrie ?”
“Vert.”
“Pilote ?”
“Zeb.”
“...Ce n’est pas une couleur, Zeb.”

Malgré cette anomalie, le lancement se déroula sans incident majeur. (Les cris de Kernher pendant la phase d’inclinaison sont considérés comme “effets sonores mineurs”).

Le vaisseau atteignit son altitude cible et libéra les deux derniers satellites. Le réseau complet était désormais en place.

“Signal stable sur toutes les fréquences”, confirma Bob, rayonnant.
“Et aucun incident ?” demanda Gene.
“Pas encore.”
“Alors, c’est le moment parfait pour aller dormir.”

IV. PERFORMANCE DU RÉSEAU

En orbite, les quatre satellites formèrent une magnifique croix polaire, couvrant 100 % de la surface de Kerbin, des pôles aux tropiques.
Les données confirmèrent :

  • Altitude : 3000 km circulaire

  • Inclinaisons : 45° et 135°

  • Période orbitale : ~1j

  • Couverture : totale, même sur le dos des montagnes (et derrière le bar du spatioport)

Les ingénieurs fêtèrent la réussite en diffusant les premières transmissions via le nouveau réseau.
Problème : Zeb avait branché sa playlist “Hard Rocket Metal”.
Résultat : toutes les antennes de Kerbin se mirent à hurler “DON’T FEAR THE RETROBURN”.

V. LEÇONS APPRISES

  1. Toujours vérifier l’orientation des antennes avant le déploiement.
    Un prototype s’est pointé sur le mauvais hémisphère, établissant une liaison parfaite… avec lui-même.

  2. Les orbites polaires, c’est froid.
    Bill a découvert que les panneaux solaires fonctionnent mal quand on passe 40 minutes dans l’ombre.
    Zeb a proposé de “voler plus vite pour compenser”.

  3. Toujours étiqueter les satellites.
    “SnoozDog” et “Freezebite” ont brièvement échangé leurs identités, provoquant un joyeux chaos dans la télémétrie.

  4. Ne jamais laisser Zeb tester les délais de transmission.
    Il a passé deux heures à envoyer des messages “fantômes” à Gene juste pour le plaisir de le voir paniquer.

Malgré tout, la mission fut un succès total.
Le Kerbin Polar Relay Network devint la base de toutes les futures communications interplanétaires.

“Nous avons conquis le silence spatial”, déclara fièrement Kernher.
Gene soupira : “Oui. Maintenant, on entendra les cris venir de plus loin.”

VI. CONCLUSION – “KERBIN, CONNECTÉ À JAMAIS”

Trois jours plus tard, la conférence de presse clôtura officiellement la mission.
Gene monta sur scène, épuisé mais fier :

“Mesdames et messieurs, pour la première fois dans l’histoire du programme, Kerbin est entièrement connectée. Plus de zones mortes. Plus de signaux perdus. Plus de… enfin, sauf si Zeb s’en mêle.”

Zeb leva la main (gros silence dans la salle de presse) :

“Et maintenant, on peut faire des selfies depuis l’orbite ?”

Bill se prit la tête dans les mains. Bob leva les yeux au ciel.
Kernher nota calmement dans son carnet : “Prochaine mission : satellite de filtrage anti-Zeb.”

Les applaudissements remplirent la salle, et quelque part, dans le ciel, les quatre petits satellites tournaient paisiblement autour de Kerbin — brillants, stables, et étrangement silencieux.

Fin du rapport officiel.
(Et du café, accessoirement.)