Skip to content Skip to sidebar Skip to footer

CENTRE SPATIAL KERBAL – BULLETIN OFFICIEL DE MISSION

1. INTRODUCTION OFFICIELLE : “Quand tout tourne rond… pour une fois”

C’est officiel !
Le Kerbal Space Center a l’immense plaisir (et un certain étonnement sincère) d’annoncer le succès total de la mission KOL-HER-04, quatrième étape du programme KOLARIS HERMES, destiné à la mise en place d’un vaste réseau de satellites multifonctions de communication, de scan et de relais à travers tout le système de Kerbol (bon la banlieu proche de Kerbin pour l’instant).

L’objectif principal : déployer deux satellites identiques sur une orbite polaire circulaire à 700 km autour de Kerbin, dans le but de compléter la constellation de relais déjà établie, tout en étendant la couverture de scan scientifique pour les missions en cours et à venir.
Autrement dit : élargir la portée du réseau, améliorer la transmission des données, et cartographier jusqu’au dernier caillou de Kerbin – y compris celui qui a fait trébucher Zeb devant la presse la semaine dernière.

La mission s’inscrit dans la stratégie globale du programme HERMES, combinant infrastructure scientifique et infrastructure de communication. Après les succès des précédentes missions (à quelques cratères près sur Kerbin) avaient pour ambition de franchir une étape cruciale : la fusion des capacités de scan et de communication dans un même véhicule orbital.

Et contre toute attente, tout s’est passé… selon le plan.
Gene Kerman, directeur de vol, résume ce miracle statistique en une phrase :

“Nous avons réussi à tout faire fonctionner du premier coup. Soit on devient bons, soit Kerbin s’aligne avec les étoiles. Dans les deux cas, je prends.”

2. OBJECTIFS DE LA MISSION : “Voir, parler, comprendre… et surtout, ne pas exploser”

Les objectifs officiels de KOL-HER-04 étaient triples :

  1. Étendre la couverture scientifique orbitale grâce aux modules de scan embarqués sur les deux satellites : un radar altimétrique R-3B, un imageur hyperspectral SCAN-RX, et un scanner multispectral MS-2A. Ces instruments permettent une observation complète de la surface de Kerbin, identifiant reliefs, ressources et anomalies.

  2. Renforcer la constellation de communication autour de Kerbin avec des antennes Communitron 16-S et HG-5. L’idée : assurer une liaison stable entre les missions orbitales, les stations, et les bases au sol (y compris celle que Bill a construite par erreur à 20 km du site prévu).

  3. Tester les nouveaux modules combinés “Scan & Relay”, un concept novateur issu du département R&D de Kernher, censé “rendre les satellites plus utiles et moins seuls”.
    Les ingénieurs ont d’ailleurs confirmé que ces satellites disposent d’une IA basique leur permettant d’ajuster leur orientation automatiquement. Ce qui, selon Zeb, “veut dire qu’ils sont maintenant officiellement plus fiables que la moitié du personnel du KSC”.

Le nom HER-04 vient de Hermes, signifiant “messager” — symbole de l’expansion du réseau de communication.
Officieusement, il s’agissait aussi de “HER-O” : High-Efficiency Relay Orbiter. Mais après que Valentina a fait remarquer que “HERO” sonnait un peu prétentieux pour un satellite sans moteur de secours, la désignation officielle est restée KOL-HER-04.

D’un point de vue stratégique, cette mission visait à fermer les zones d’ombre restantes de la couverture réseau, notamment les régions polaires et les orbites inclinées des précédents satellites. Ces deux nouveaux appareils formeront les “gardiens du Nord et du Sud” du futur réseau de communication étendu, assurant un relais constant, même quand le reste de la flotte est occupé à scanner des volcans ou à écouter de la musique dans le canal de communication n°7.

3. PARAMÈTRES DE MISSION : “Les maths, mais avec des donuts”

Les paramètres orbitaux ciblés étaient simples… du moins sur le papier.

  • Altitude visée : 700 km circulaire

  • Inclinaison : 80° (orbite polaire)

  • Période orbitale : environ 1 h 30 min

  • Phase spacing : 180°, afin que les deux satellites couvrent la planète de manière complémentaire

  • Delta-V total estimé : 3 600 m/s (dont 950 m/s pour la circularisation et le phasage)

D’après les calculs du département d’astrodynamique (et la calculette solaire de Bob), il fallait deux mises en orbite séparées d’environ 52 minutes pour atteindre une séparation angulaire optimale à long terme.
Gene a résumé cela en disant :

“On va d’abord lancer le premier, attendre un sandwich, puis lancer le deuxième.”

Le lanceur lourd, dans sa version “DuoSat”, fut choisi pour la mission : un premier étage à gros boosters, un étage orbital TUG modifié, et un système d’attache double permettant le déploiement successif des deux satellites.
Kernher insista pour tester le système en soufflerie avant le vol. Zeb proposa de “tester directement en vol”, ce qui, selon la tradition KSC, fut accepté après trois secondes de silence collectif et une signature précipitée sur le formulaire “Expérience n°412”.

Les essais préliminaires confirmèrent que les deux satellites pouvaient être largués à 700 km d’altitude avec un écart de 180° sans risque de collision ni de confusion logicielle.
Enfin, Bob ajouta discrètement une ligne sur le tableau blanc :

“Objectif personnel : 0 explosion. 1 serait acceptable. 2, c’est une journée normale.”


4. LANCEMENT : “Le jour où tout le monde a retenu son souffle”

Le décollage de KOL-HER-04 eut lieu à 05 h 12 KST, sous un ciel clair et une météo favorable (du moins selon la station météo, qui avait oublié d’allumer son anémomètre).
Le pas de tir était parfaitement préparé, les caméras prêtes, et les techniciens avaient soigneusement vérifié que la fusée pointait bien vers le haut – après l’incident “Sideways Explorer” du mois précédent.

Au top de Gene, la fusée s’embrasa dans un rugissement glorieux.
Les gros propulseurs crachèrent un panache de flamme bleutée, illuminant le KSC.
Les télémétries restaient stables : pression nominale, température nominale, confirma Bob.

À T+45 s, premier virage gravitationnel : parfait.
À T+2 min, séparation du premier étage : encore parfait.
À T+7 min, insertion orbitale : “trop parfait pour être vrai”, selon Bob.

Puis vint le moment crucial : le déploiement du premier satellite, KOL-HER-04-A.
Un clac satisfaisant retentit dans les haut-parleurs. L’objet se sépara, ses panneaux solaires s’ouvrirent comme des ailes, et son Communitron émit un premier “bip” fier.
Le centre de contrôle éclata en applaudissements.
Gene, stoïque, se contenta de dire :

“On en a un. Ne cassez rien avant le deuxième.”

Le deuxième satellite, KOL-HER-04-B, fut déployé après une phase orbitale d’attente de 52 minutes, suivant la même procédure.
Résultat : deux satellites parfaitement fonctionnels, parfaitement espacés, et parfaitement orientés.
Valentina déclara à la radio :

“C’est presque inquiétant, on dirait une mission humaine.”

5. PREMIERS RÉSULTATS SCIENTIFIQUES : “Kerbin sous tous les angles”

En moins de 24 heures, les satellites HER-04-A et HER-04-B avaient déjà collecté plus de 80 Go de données combinées :

  • Cartographie altimétrique à 5 m de précision

  • Analyse multispectrale des régions polaires

  • Détection d’anomalies électromagnétiques (probablement dues à des “phénomènes de re-lancement incontrôlés”)

Les premières images transmises montrèrent des panoramas stupéfiants : montagnes, déserts, forêts, et même une photo très nette du pas de tir, où Gene fut surpris en train de danser (il nie toujours).

Les scientifiques du KSC se réjouissent : ces données permettront non seulement d’améliorer la connaissance de Kerbin, mais aussi de planifier de futures missions habitées et industrielles.
Quant aux ingénieurs, ils ont immédiatement commencé à concevoir un HER-05, avec “encore plus de boutons qui clignotent”.

6. DÉBRIEFING : “Entre soulagement et fierté modérée”

Gene Kerman (Directeur de vol) :

“Deux satellites, zéro explosion. Statistiquement, nous entrons dans une nouvelle ère.”

Bob Kerman (Scientifique en chef) :

“Les données sont d’une précision incroyable. On a même repéré une formation rocheuse en forme de donut. Coïncidence ? Je ne pense pas.”

Kernher von Kerman (Ingénieur en chef) :

“Je suis fier. Et aussi inquiet. Quand tout marche du premier coup, c’est généralement le signe qu’on a oublié quelque chose.”

Valentina Kerman (Pilote et observatrice) :

“J’ai adoré la phase orbitale. Surtout le moment où Zeb a voulu renommer les satellites ‘Scan-ny’ et ‘McScan-Face’.”

Zebediah Kerman (pilote d’essai autoproclamé responsable du moral) :

“Deux satellites, un ciel propre, et toujours du carburant dans le TUG ! Je dis qu’on le renvoie pour un troisième tour. Ou un barbecue orbital.”

7. CONCLUSION : “Kerbin connectée, Kerbalkind en orbite”

La mission KOL-HER-04 marque une étape majeure dans le développement du réseau KOLARIS.
Les deux satellites, parfaitement synchronisés, offrent une couverture complète de communication et de scan, préparant le terrain pour les futures missions interplanétaires.
Grâce à cette infrastructure, le KSC pourra désormais suivre et soutenir les missions vers Mun, Minmus et au-delà, sans craindre de perdre le contact (ni d’envoyer par erreur un signal météo sur la fréquence du micro-ondes du laboratoire).

Ce double succès illustre le nouveau credo du programme :

“Moins d’explosions, plus de science.”

Et pour la première fois depuis longtemps, le centre de contrôle termina une mission sans extincteur vide ni rapport de perte matérielle.
Une ère nouvelle commence : celle où les Kerbals explorent le cosmos avec méthode, rigueur… et toujours un grand sourire vert.

Épilogue – Conversation interceptée dans le couloir du KSC :

Zeb : “Dis Gene, si on met deux satellites de plus, on aura une couverture totale, non ?”
Gene : “Oui, mais on a déjà atteint la perfection.”
Zeb : “Ouais, mais la perfection avec des boosters, c’est encore mieux.”
Bob : “Quelqu’un a pensé à verrouiller le pas de tir ?”
(bruit de moteur au loin)
Gene : “Trop tard.”

FIN DU RAPPORT OFFICIEL – Mission KOL-HER-04
(Classée “Succès total – à reproduire, mais avec casque antibruit”)