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Journal de mission automatisé :
“Les robots aussi ont le sens du drame”

(Extrait du rapport automatisé du KSC, enrichi de commentaires laissés par les ingénieurs de quart. Aucun Kerbal n’a été blessé, frustré ou catapulté dans l’espace pendant cette opération.)


T+00:00:00 — Décollage nominal
Le lanceur s’arrache du pas de tir dans un vacarme glorieux. Les caméras de suivi enregistrent une montée parfaitement stable… ce qui provoque une minute entière de silence inquiet au centre de contrôle.

“C’est bizarre… rien n’a encore explosé.” – Technicien #4, inquiet.

L’ordinateur de bord signale une ascension nominale, vitesse ascensionnelle de 250 m/s, azimut 90°, tout dans les clous. Le département dynamique note une légère oscillation à T+45 secondes, “probablement décorative”.

T+02:10 — Séparation d’étage réussie
La séparation entre le premier et le second étage se déroule impeccablement. Le premier étage entame sa chute contrôlée, propulsé par la foi et quelques parachutes radiaux. Le second étage (le TUG orbital) prend le relais, poussant la charge utile vers une orbite stable.

“C’est la première fois qu’un staging se passe sans surprise. Est-ce qu’on devrait… toucher du bois ?” – Gene Kerman, directeur de vol.

T+08:20 — Mise en orbite basse (100 km, inclinaison 0°)
Le module Horizon-Comm entre en orbite circulaire de 100 km, vitesse 2 246 m/s. Les systèmes embarqués confirment le déploiement des panneaux solaires et la mise sous tension du laboratoire MPL-LG-2 et des antennes RA-15/RA-2.
Les rotatrons s’alignent automatiquement sur Kerbin, déclenchant un tonnerre d’applaudissements au KSC.

“On a un signal fort ! C’est stable ! Et… oh, c’est la météo locale. On a capté la radio du snack-bar.”

T+01:45:00 — Manœuvre de phasage
L’ordinateur calcule la trajectoire de rattrapage avec la station Horizon. ΔV prévu : 62 m/s. L’exécution automatique se déroule sans incident — ou presque. Une micro-variation de poussée provoque une oscillation d’attitude, vite corrigée par le RCS.

“Ce n’est pas une erreur, c’est une chorégraphie.” – Département d’aéronautique.

Après deux orbites de phasage, la trajectoire d’interception est parfaite : 1,8 km de distance au point de croisement. Le module active son programme d’approche automatisé.

T+03:50:00 — Approche finale
Le module Horizon-Comm s’aligne sur le port d’amarrage avant de la station. Vitesse relative : 0.6 m/s. Le système de guidage effectue des micro-corrections élégantes (et un peu stressantes à regarder).
À 200 mètres, le KSC retient son souffle. Les rotatrons repositionnent les antennes pour éviter tout contact accidentel.

“C’est beau. On dirait un ballet spatial… avec le risque constant d’une explosion.” – Kernher von Kerman, ému.

L’approche se poursuit à 0.2 m/s. À T+04:28:14, le contact est établi, les verrous magnétiques s’activent, et la jonction est confirmée :
AMARRAGE RÉUSSI.

“Je propose qu’on fête ça avec des snacks orbitaux. Même si personne n’est à bord.” – Stagiaire #12.

T+05:10:00 — Vérification des systèmes et mise en service
La pression est stable. L’énergie circule. Le module transmet ses premiers paquets de données scientifiques : un relevé atmosphérique haute résolution et un scan multispectral du continent occidental de Kerbin.
Les antennes pivotantes s’ajustent pour établir le relais permanent avec le réseau Kolaris. Signal clair, latence minimale, bande passante record.

“On capte Minmus. Et… aussi la playlist de Zeb. Supprimez ça tout de suite.”

Le laboratoire MPL-LG-2 démarre son programme automatique de calibration. Aucun Kerbal n’est requis — mais le module envoie tout de même un message de test :

Coucou le KSC ! Tout va bien. Aucun feu. Aucun cri. Je crois que c’est ça, la perfection.

T+06:00:00 — Phase post-amarrage
Le module Horizon-Comm devient officiellement partie intégrante de la Station Horizon, transformant la structure en véritable centre de recherche et de communication orbitale.
Les antennes RA-2 et RA-15 transmettent des données vers Kerbin et relayent déjà des signaux test depuis la Mun.

“On a une couverture complète, et même un peu au-delà. C’est la première fois que la Mun ne nous ignore pas.” – Département Communication.

Un dernier test de pivotron confirme que le mécanisme fonctionne sans grincement, ni fuite, ni dérive… du moins jusqu’à ce que quelqu’un dise “tiens, et si on l’activait en manuel ?”

“Ne. Touchez. À. Rien.” – Gene, à voix très haute.

T+07:30:00 — Fin de mission et compte rendu
Le module Horizon-Comm est stabilisé, en rotation nulle, entièrement intégré et opérationnel.
ΔV restant : 58 m/s (parfait pour un selfie orbital si besoin).
Toutes les liaisons de données, électriques et structurelles sont validées. Le KSC confirme :

Mission KOL-HOR-03 : succès complet.

“On vient d’ajouter une pièce cruciale à notre future infrastructure de colonisation du système Kerbol. Et on ne l’a même pas cassée !” – Gene Kerman, fier et surpris à la fois.

Post-scriptum (non officiel)

“C’est calme, trop calme… Je parie que le prochain module aura des Kerbals dedans. Et là, le calme, c’est fini.” – Bob, observant la station depuis le sol.
“Tant qu’on ne met pas Zeb aux commandes du bras d’amarrage, tout ira bien.” – Bill, réaliste.


Résumé final – KSC News Bulletin :

“Le module de communication Horizon-Comm s’est arrimé avec succès à la station en orbite basse de Kerbin.
Les antennes RA-15 et RA-2 assurent désormais une couverture complète du réseau Kolaris, tandis que le laboratoire MPL-LG-2 a commencé ses premières observations automatiques.
Le KSC salue l’efficacité du système, la précision du vol automatisé… et le fait rarissime qu’aucune explosion n’ait été observée durant toute la mission.
Les paris internes sur le taux de casse sont officiellement annulés. Pour cette fois.”

Fin du rapport automatisé – Mission KOL-HOR-03. Statut : SUCCÈS NOMINAL.
Annotation du service humour interne : “Les robots font un meilleur boulot que nous. Envoyons-les coloniser Kerbol à notre place.”