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Mission KOL-HOR-02

Dans nos univers déjanté, la seconde mission du programme “Horizon” promet d’être un véritable festival de maladresses spatiales. Après avoir réussi à mettre en orbite leur Core, qui ressemble à un mélange d’aspirateur de garage et de réfrigérateur, nos valeureux Kerbals se lancent dans le défi d’ajouter un énorme réservoir XL et un TUG, ce qu’on pourrait appeler un camion remorque de l’espace, à leur station spatiale. Imaginez un Kerbal se vantant de cuire des muffins tout en pilotant un vaisseau spatial : c’est un peu le niveau de finesse attendu ici.

Les ingénieurs kerbals, munis de clés à molette et de réflexions inspirées par des jours de pleine lune, commencent la construction du TUG. L’objectif ? Transporter le réservoir avec toute la délicatesse d’un éléphant sur un trampoline. A ce stade, ils ont troqué le café contre des stylos à paillettes et se persuadent que le ruban adhésif fera l’affaire pour tout sécuriser. Mais, au fur et à mesure que le lancement approche, une tension palpitante flotte dans l’air, comparable à un Kerbal sur un trampoline qui tente désespérément de ne pas décoller. Les techniciens sautent d’excitation (et de nerfs) pendant que le compte à rebours commence : “10… 9… OH ATTENDEZ, QUI A OUBLIE DE RESSERRER CE BOL ?”

Alors que le vaisseau prend enfin son envol, les contrôleurs au sol applaudissent et chantent une ballade sur les joies de la gravité, tandis que le TUG, tout en zigzaguant dans le ciel, finit par se caler derrière le réservoir XL comme un éléphant dans un magasin de porcelaine – élégant, n’est-ce pas ? Une fois en orbite, la mission prend un tournant comique, car ici le réservoir XL doit se connecter au Core avec toute la grâce d’un Kerbal dans un ballet acrobatique raté. Les techniciens dévisagent leurs écrans, attendant la magicienne manœuvre du dock, et… –pouf !

Mais tout finit par bien se passer (enfin, pour les Kerbals, ce qui est déjà un exploit) : le réservoir XL s’accroche enfin au Core dans un bruit de frottement héroïque. Les Kerbals explosent de joie ! La mission “Horizon” est un succès, et tandis qu’ils célèbrent la victoire autour d’un “vin” marvel, ils se promettent d’aiguiser leurs compétences pour la prochaine aventure… en attendant de retrouver ce TUG cabossé sur le parking spatial !

Objectif

L’objectif principal de cette mission est à la fois simple et terrifiant : arrimer le gigantesque module réservoir Tankotron-XL au cœur de la future station orbitale (du moins son core pour le moment) , actuellement en orbite stable à 100 km autour de Kerbin. Sur le papier, c’est une manœuvre élégante et maîtrisée. En pratique, c’est une chorégraphie spatiale impliquant une masse de plusieurs dizaines de tonnes, une précision au millimètre, et une foi inébranlable dans la solidité des ports d’amarrage Clamp-O-Tron Sr. (et dans la patience de Bill).

Ce réservoir, véritable cœur énergétique de la future station, doit servir de dépôt central de carburant pour les opérations de maintenance, de transfert interplanétaire et de ravitaillement des navettes. En clair, il va devenir la “station-service orbitale” du programme Kolaris, où les vaisseaux fatigués viendront faire le plein avant de repartir explorer Duna, Minmus, ou simplement rentrer à la maison (si les boosters tiennent). Gene Kerman résume le tout en ces mots :

“C’est un peu comme garer un dirigeable dans une cabine téléphonique. Mais dans l’espace. Et sans cabine.”

L’un des objectifs secondaires, non moins cruciaux, est de tester la stabilité structurelle de l’ensemble. Le Tankotron-XL est lourd, très lourd. S’il est mal équilibré, la station entière pourrait se comporter comme un baton de majorette cosmique. Pour cette raison, les ingénieurs du KSC ont calculé la manœuvre de rendez-vous avec la précision d’un chirurgien cardiaque en apesanteur (ou presque : Bill a utilisé une règle et un donut). La trajectoire prévoit un alignement progressif, avec correction d’inclinaison, circularisation lente et approche finale à moins de 0,2 m/s.

Mais au-delà du geste technique, cette mission incarne un jalon symbolique : la première étape concrète de la construction d’une véritable infrastructure orbitale permanente autour de Kerbin. Une base d’opérations d’où partiront toutes les futures aventures du programme Kolaris — vers Mun, Minmus, Duna, et peut-être au-delà. Kernher von Kerman a déclaré, le regard rêveur :

“Aujourd’hui, nous accrochons un réservoir. Demain, nous accrochons un monde.”

Et bien sûr, dans l’esprit kerbal, chaque grande avancée s’accompagne d’un petit risque calculé. Car entre nous, tout le monde au KSC le sait : si ça s’arrime sans explosion, ce sera un succès historique.

Petit mot Kerbal 

Zeb, toujours poétique, a ajouté “C’est beau… on dirait un donut géant plein de carburant, suspendu dans le vide“.