Dans nos univers déjanté, la seconde mission du programme “Horizon” promet d’être un véritable festival de maladresses spatiales. Après avoir réussi à mettre en orbite leur Core, qui ressemble à un mélange d’aspirateur de garage et de réfrigérateur, nos valeureux Kerbals se lancent dans le défi d’ajouter un énorme réservoir XL et un TUG, ce qu’on pourrait appeler un camion remorque de l’espace, à leur station spatiale. Imaginez un Kerbal se vantant de cuire des muffins tout en pilotant un vaisseau spatial : c’est un peu le niveau de finesse attendu ici.
Les ingénieurs kerbals, munis de clés à molette et de réflexions inspirées par des jours de pleine lune, commencent la construction du TUG. L’objectif ? Transporter le réservoir avec toute la délicatesse d’un éléphant sur un trampoline. A ce stade, ils ont troqué le café contre des stylos à paillettes et se persuadent que le ruban adhésif fera l’affaire pour tout sécuriser. Mais, au fur et à mesure que le lancement approche, une tension palpitante flotte dans l’air, comparable à un Kerbal sur un trampoline qui tente désespérément de ne pas décoller. Les techniciens sautent d’excitation (et de nerfs) pendant que le compte à rebours commence : “10… 9… OH ATTENDEZ, QUI A OUBLIE DE RESSERRER CE BOL ?”
Alors que le vaisseau prend enfin son envol, les contrôleurs au sol applaudissent et chantent une ballade sur les joies de la gravité, tandis que le TUG, tout en zigzaguant dans le ciel, finit par se caler derrière le réservoir XL comme un éléphant dans un magasin de porcelaine – élégant, n’est-ce pas ? Une fois en orbite, la mission prend un tournant comique, car ici le réservoir XL doit se connecter au Core avec toute la grâce d’un Kerbal dans un ballet acrobatique raté. Les techniciens dévisagent leurs écrans, attendant la magicienne manœuvre du dock, et… –pouf !
Mais tout finit par bien se passer (enfin, pour les Kerbals, ce qui est déjà un exploit) : le réservoir XL s’accroche enfin au Core dans un bruit de frottement héroïque. Les Kerbals explosent de joie ! La mission “Horizon” est un succès, et tandis qu’ils célèbrent la victoire autour d’un “vin” marvel, ils se promettent d’aiguiser leurs compétences pour la prochaine aventure… en attendant de retrouver ce TUG cabossé sur le parking spatial !
Objectif
L’objectif principal de cette mission est à la fois simple et terrifiant : arrimer le gigantesque module réservoir Tankotron-XL au cœur de la future station orbitale (du moins son core pour le moment) , actuellement en orbite stable à 100 km autour de Kerbin. Sur le papier, c’est une manœuvre élégante et maîtrisée. En pratique, c’est une chorégraphie spatiale impliquant une masse de plusieurs dizaines de tonnes, une précision au millimètre, et une foi inébranlable dans la solidité des ports d’amarrage Clamp-O-Tron Sr. (et dans la patience de Bill).
Ce réservoir, véritable cœur énergétique de la future station, doit servir de dépôt central de carburant pour les opérations de maintenance, de transfert interplanétaire et de ravitaillement des navettes. En clair, il va devenir la “station-service orbitale” du programme Kolaris, où les vaisseaux fatigués viendront faire le plein avant de repartir explorer Duna, Minmus, ou simplement rentrer à la maison (si les boosters tiennent). Gene Kerman résume le tout en ces mots :
“C’est un peu comme garer un dirigeable dans une cabine téléphonique. Mais dans l’espace. Et sans cabine.”
L’un des objectifs secondaires, non moins cruciaux, est de tester la stabilité structurelle de l’ensemble. Le Tankotron-XL est lourd, très lourd. S’il est mal équilibré, la station entière pourrait se comporter comme un baton de majorette cosmique. Pour cette raison, les ingénieurs du KSC ont calculé la manœuvre de rendez-vous avec la précision d’un chirurgien cardiaque en apesanteur (ou presque : Bill a utilisé une règle et un donut). La trajectoire prévoit un alignement progressif, avec correction d’inclinaison, circularisation lente et approche finale à moins de 0,2 m/s.
Mais au-delà du geste technique, cette mission incarne un jalon symbolique : la première étape concrète de la construction d’une véritable infrastructure orbitale permanente autour de Kerbin. Une base d’opérations d’où partiront toutes les futures aventures du programme Kolaris — vers Mun, Minmus, Duna, et peut-être au-delà. Kernher von Kerman a déclaré, le regard rêveur :
“Aujourd’hui, nous accrochons un réservoir. Demain, nous accrochons un monde.”
Et bien sûr, dans l’esprit kerbal, chaque grande avancée s’accompagne d’un petit risque calculé. Car entre nous, tout le monde au KSC le sait : si ça s’arrime sans explosion, ce sera un succès historique.
L’orbite cible est équatoriale à 100 km d’altitude, parfaitement circulaire, afin de simplifier les futures opérations d’amarrage et de maintenance. Le plan de vol prévoit un lancement azimutal à 90°, un pitch-over à 10 km, et une insertion orbitale en deux phases : montée principale, suivie d’une circularisation douce à l’apogée.
Détails orbitaux :
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Altitude périgée : 100 km
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Altitude apogée : 100 km
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Inclinaison : 0° (équatoriale pure, pour ne pas obliger les pilotes à faire des maths)
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Période orbitale : environ 31 minutes
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Vitesse orbitale moyenne : ~2 245 m/s
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ΔV total nécessaire : 4 800 à 5 000 m/s, selon la charge et l’humeur des moteurs.
Le lanceur fièrement surnommé “La Fusée Qui Fait Boum Moins Souvent”, se compose d’un premier étage avec 2 grosses fusées secondaires et d’un étage orbital Tug. Ce dernier sera responsable de la circularisation, du phasage avec la station, puis du délicat dockage final.
Une fois en orbite, le Tug devra aligner sa trajectoire avec celle du début de la station Horizon Core en ajustant sa vitesse relative à moins de 0,2 m/s, sous peine de transformer le port d’amarrage en frisbee.
Les ingénieurs ont établi un plan de phasage précis :
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Lancement lorsque la station passe à environ 30° à l’ouest du pas de tir,
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Alignement orbital après deux tours complets,
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Approche terminale avec allumage RCS et verrouillage visuel à 300 mètres.
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La mission KOL-HOR-02 suit un déroulé aussi rigoureux qu’une checklist de caféine :
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Décollage & montée atmosphérique – Le lanceur quitte le sol du KSC dans une envolée majestueuse, accompagnée de cris de joie, de prières techniques et de quelques morceaux de boosters retombant sur les plages voisines (rien de grave, juste des souvenirs).
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Séparation des étages – Les fusées secondaires se détachent dans un nuage de fumée, et Bill note : “Ils sont partis symétriquement ! C’est un bon signe !”
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Mise en orbite basse – À 100 km, circularisation parfaite (enfin, presque : Zeb a légèrement surcorrigé, “pour le style”).
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Phasage orbital – Le Tug effectue de subtiles corrections d’inclinaison et de vitesse pour se retrouver sur la même trajectoire que le début de la station Horizon.
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Approche finale – Une séquence lente, précise, et un peu tendue : le Tankotron-XL, tel un paresseux cosmique, dérive lentement vers la station, guidé par ses blocs RCS qui “pshht” à chaque ajustement. Bob dit entre deux bouchées de son snack “faudrait penser à mettre un peu plus de RCS la prochaine fois”.
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Amarrage – Sous les applaudissements nerveux du centre de contrôle, le contact se fait à 0,08 m/s. Les ports s’embrassent dans un “clac” métallique parfait.
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Sécurisation & activation – Une fois le lien structurel confirmé, le Tug se détache, laissant le Tankotron-XL solidement ancré à Horizon !
Le tout s’est déroulé sans explosion majeure, une première depuis la mission KOL-HER-00 (dont on ne reparle plus).
Petit mot Kerbal
Zeb, toujours poétique, a ajouté “C’est beau… on dirait un donut géant plein de carburant, suspendu dans le vide“.















