La prochaine grande aventure du programme spatial kerbal s’appelle avec son petit nom la mission Mun High Relay — un projet audacieux, légèrement risqué, et donc parfaitement dans l’esprit du KSC (et un brin Kanada Dry). L’objectif : déployer deux satellites de communication en orbite hautement elliptique autour de Mun, afin d’assurer une couverture complète. Les ingénieurs, après des calculs intensifs (et plusieurs cafés explosés dans les micro-ondes du VAB), ont choisi une orbite de 200 km par 2200 km, inclinée à 12°, pour garantir une visibilité prolongée de Kerbin et des zones polaires munariennes. En d’autres termes, les satellites passeront la moitié de leur temps à survoler majestueusement la surface, et l’autre moitié à contempler l’espace en se demandant pourquoi ils n’ont pas été envoyés sur Duna.
Le lancement sera assuré par une fusée “Stretchy Banana”, équipée d’un étage de transfert optimisé pour la propulsion à longue durée, et d’un module de déploiement double. Après une mise en orbite basse de Kerbin, la sonde effectuera une injection transmunarienne parfaitement (ou presque) synchronisée, puis une insertion orbitale autour de Mun à 100 km. À partir de là, un premier allumage moteur allongera l’apogée à 3000 km, et le premier satellite sera libéré avec grâce et tension dramatique. Quelques heures plus tard, après un tiers de période orbitale, le second satellite sera déployé, garantissant un phasage précis et une couverture relais continue. Enfin, le bus de transfert effectuera une désorbitation “contrôlée” vers la surface munarienne — ce qui, selon Zebediah, signifie “à pleine vitesse, mais avec style”.
Objectif
Le programme Hermès entre dans une nouvelle phase audacieuse : établir un couple de satellites relais hautement excentré autour de Mun, parce que, selon Zeb, “plus c’est haut, plus ça capte !” Mais selon le KSC c’est aussi pour retarder Zeb à s’amuser tout seul au manche d’un bijou de technologie. L’objectif est double : assurer une couverture permanente des zones d’ombre munariennes (là où les signaux aiment disparaître au moment critique) et tester les limites de la patience du service de poursuite radar. Le satellite Relay-HXM-01, pesant à peu près autant qu’un distributeur de snacks au KSC, doit se placer sur une orbite elliptique dramatique, frôlant la surface avant de s’élancer dans les hautes sphères de Mun. L’idée : avoir une “vue d’ensemble”, littéralement, pour maintenir le lien entre la face cachée, les missions de surface, et le reste du programme Kerbinien.
C’est aussi un excellent moyen de tester la stabilité des communications sur des orbites complexes, et d’ajouter une ligne de plus au tableau “Tentatives audacieuses n’ayant pas (trop) explosé”. En somme : une mission noble, scientifique, et vaguement inquiétante.
Avantages opérationnels
Placer un relais en orbite hautement excentrée autour de Mun, c’est comme mettre une antenne Wi-Fi géante sur une colline en rotation lente : une couverture étendue, une visibilité prolongée, et moins de trous dans le réseau. Ce type d’orbite permet au satellite de “traîner” longtemps au-dessus d’une région donnée, idéal pour les transmissions avec les bases de surface ou les rovers perdus dans le desert de Kojave sur Kerbin pour nos tests préliminaires (qui, comme Bob, s’éloignent toujours trop).
De plus, l’apogée élevée garantit une ligne de visée constante vers Kerbin, même lorsque Mun joue à cache-cache avec les signaux. D’un point de vue stratégique, c’est une étape clé vers le futur réseau interplanétaire : chaque planète, lune, ou astéroïde aura bientôt son relais orbitalement dramatique.
Enfin, et ce n’est pas négligeable, une orbite excentrée est esthétiquement plaisante sur les écrans de contrôle — un critère validé par le Département des Présentations Triomphales du KSC.
Après quelques débats houleux entre Kernher (“stabilité avant tout !”) et Jeb (“vitesse !”), la mission adopte une orbite de périmun 200 km et apomun 2 200 km inclinée à 12° pour maximiser la couverture tout en restant “pas trop casse-figure”. La période orbitale approche les 8 heures, ce qui permet à Relay-HXM-01 d’observer chaque hémisphère pendant plusieurs dizaines de minutes avant de plonger à nouveau avec deux satellites en phase opposée.
La mise en place nécessite environ 300 m/s de ΔV depuis une orbite circulaire basse munarienne, avec un petit ajustement au périapse pour synchroniser les relais et éviter la collision avec les débris du regretté MunCom-05 de la précédente mission.
Pour les calculs de ΔV nécessaire penser :
élévation de l’apo (burn au périapsis),
changement d’inclinaison (fait idéalement à l’apogée où la vitesse est minimale).
Le ΔV pour passer d’une LMO 100 km → orbite excentrique inclinée 20° est modeste, ≈185 m/s si élévation au périapsis et la modification d’inclinaison à l’apogée (optimisation recommandée).
Marge : prévoir une marge opérationnelle (manœuvres de correction, erreurs d’attitude, dispersion à la séparation) : + 30–60 m/s (donc budget conseillé ≈ 220–250 m/s depuis LMO voir avec Kerhner de préférence juste après son snack).
En partant depuis Kerbin : il faut ajouter le ΔV pour l’aller (TMI) et la capture — typiquement ~900 m/s (TMI) + ~300 m/s (capture/circularisation) donc on ajoute ≈ 1 200 m/s au budget total (ordre de grandeur — dépend du profil) et au doigt levé.
Tactique : faire l’élévation d’apo depuis le périapsis (ou depuis l’injection si périgée correct), puis fais le changement de plan à l’apogée (vitesse faible) — c’est la stratégie ΔV-optimale.
Concernant le satellite lui-même : une merveille d’assemblage de panneaux, antennes, et pièces vaguement recyclées, comprenant en vrac :
une antenne RA-100 pour le lien principal Kerbin–Mun,
deux antennes HG-5 pour la redondance,
un module de propulsion RCS pour la mise en phase,
et des panneaux solaires “optimisés pour le clair-obscur permanent” (selon Zeb).
Le tout, stabilisé par une roue de réaction de la taille d’une machine à laver.
La séquence du vol suit la méthode éprouvée du KSC : lancer fort, corriger plus tard.
1️⃣ Décollage depuis Kerbin avec un lanceur de classe médiane — trois étages, deux boosters, et une dose modérée d’espoir.
2️⃣ Injection transmunarienne : un burn élégant de 860 m/s, suivi d’une trajectoire qui, d’après Jeb, “vise à côté exprès pour corriger après”.
3️⃣ Insertion en orbite basse de Mun, stabilisation à 100 km.
4️⃣ Allumage au périapse pour étirer l’apogée jusqu’à 2 500 km, puis séparation du dernier étage, généralement dans une explosion “contrôlée”.
5️⃣ Mise en service du relais : déploiement des antennes, stabilisation gyroscopique, et envoi du premier message de test (“Hello from the dark side”).
Enfin, le cargo restant effectue une manœuvre d’impact planifiée — c’est-à-dire une descente rapide et terminale, officiellement qualifiée de “désorbitation dynamique”.
Petit mot Kerbal
— Bob : ” Mission accomplie, relais actif, cratère bonus validé”






















