C’est un grand jour pour le Programme Horizon, un petit pas pour la technologie spatiale… et probablement un grand bond vers le chaos organisé. Le bras articulé Horizon-Arm Mk1 s’apprête à rejoindre la station orbitale en orbite basse de Kerbin, dans le cadre de la mission KOL-HOR-05. Ce bijou technologique — un assemblage de rotatrons, de pivotrons, et d’une bonne dose d’optimisme — est destiné à devenir la main mécanique de la station pour les futures opérations d’amarrage, de maintenance, et (si on laisse faire Zeb) de “jeux de pince à peluche en apesanteur”.
Selon le KSC, le bras permettra de manipuler des modules, de récupérer des satellites et d’aider à la construction des futurs chantiers orbitaux du projet Kolaris. Selon Zeb, il permettra surtout de “voir combien de donuts en orbite on peut attraper avant qu’ils ne dérivent dans le vide”. Wernher Kerman, un peu nerveux, a d’ailleurs rappelé : “Ce bras n’est pas un jouet.” Ce à quoi Zeb a répondu : “C’est ce qu’ils disent toujours avant que ça devienne drôle.”
La mission prévoit un lancement impeccable (selon les ingénieurs), une mise en orbite stable (selon la gravité), et un amarrage en douceur (selon la chance). Le module porteur du bras sera installé sur le port latéral de la station Horizon, et son activation marquera la première fois qu’une installation spatiale kerbale pourra réellement “donner un coup de main”.
Les techniciens du KSC ont d’ailleurs résumé la situation avec philosophie : ” On confieà Zeb un bras robotique géant dans l’espace. Qu’est ce qui pourrait bien mal tourner ? “. Rendez-vous très bientôt pour découvrir si la station Horizon devient un chantier orbital… ou un gigantesque flipper de modules.
Objectif
L’objectif principal de la mission est de doter la station Horizon, d’un bras articulé multifonctionnel destiné à soutenir les futures opérations de construction et d’entretien orbitales du programme Kolaris. Ce bras, nommé Harmrizon-Mk1, représente une avancée majeure pour les capacités opérationnelles de la station : il permettra d’effectuer des tâches complexes comme la capture et le positionnement de nouveaux modules, la récupération d’engins en dérive, ou encore la manipulation de cargaisons délicates sans nécessiter de sorties extravéhiculaires risquées.
Jusqu’ici, la station Horizon reposait principalement sur des amarrages manuels et sur la précision légendaire (ou du moins téméraire) des pilotes kerbaux pour toute opération de maintenance. Avec ce nouveau bras, le KSC souhaite passer à une approche plus… contrôlée. L’HArmrizon-Mk1 est capable de pivoter sur plusieurs axes grâce à ses rotatrons et pivotrons motorisés, et peut manipuler des charges allant jusqu’à plusieurs tonnes avec une précision “quasi chirurgicale” — un qualificatif immédiatement nuancé par Kernher Kerman, qui a rappelé que “chirurgical” et “kerbal” sont rarement des synonymes.
L’objectif secondaire de la mission est de valider le concept d’assemblage modulaire en orbite : une fois le bras installé, la station Horizon pourra accueillir de nouveaux modules, réorganiser ses éléments existants et devenir une véritable plateforme de construction pour les futurs vaisseaux interplanétaires du programme Kolaris. À terme, cette capacité sera essentielle pour la création d’infrastructures destinées aux missions vers Mun, Minmus, Duna, et au-delà.
Mais au-delà de la technique, la mission a aussi une dimension “très kerbale” : c’est un grand jour pour Zeb Kerman, désigné officieusement “Responsable des essais pratiques”. Son enthousiasme à l’idée de “piloter un bras géant dans l’espace” inquiète à peine tout le monde au KSC. Gene Kerman, prudent, a d’ailleurs prévu un protocole d’urgence intitulé “En cas de rotation non prévue du bras (ou de la station)”.
En résumé, KOL-HOR-05 n’est pas qu’une simple livraison d’équipement : c’est le début d’une nouvelle ère pour la station Horizon. Une ère où les Kerbals pourront enfin construire, déplacer, et réparer leurs structures en orbite sans tout casser. Enfin… en théorie.
L’orbite cible reste conforme à la configuration standard du programme Horizon : une orbite circulaire à 100 km d’altitude, inclinaison 0°, parfaitement alignée sur le plan équatorial de Kerbin. Cette altitude offre un compromis idéal entre consommation de carburant, facilité d’accès et stabilité à long terme. Le lancement est prévu depuis le pas de tir 02 du KSC, à une fenêtre de tir synchrone permettant un alignement orbital précis avec la station, afin d’éviter toute correction majeure de phasage en vol.
Le lanceur, de type Horizon Lourdos, est équipé d’un premier étage à propulsion liquide capable de générer environ 3 200 kN de poussée. Il assure l’ascension atmosphérique et la mise sur trajectoire suborbitale. Le deuxième étage orbital (TUG) prend ensuite le relais pour circulariser à 100 km et effectuer les ajustements de phase. La charge utile — le bras HArmrizon-Mk1 — est logée sous une coiffe renforcée de 3,75 m de diamètre, afin de protéger ses éléments articulés et ses capteurs durant la montée.
Le bras lui-même pèse environ 7 tonnes et comprend plusieurs articulations motorisées, des points d’attache universels, et une unité de contrôle autonome. Il est équipé d’un système RCS intégré pour stabiliser son orientation avant capture par la station. Ses connecteurs électriques et de données permettront un couplage complet avec le module central de Horizon.
Les paramètres de mission prévoient :
Altitude de station cible : 100 km circulaire
Inclinaison : 0° (orbite équatoriale)
Période orbitale : ~34 minutes
Delta-V total requis : ~3 500 m/s (du sol à circularisation)
Delta-V de phasage et d’amarrage : 150–200 m/s
Durée de la mission : environ 6 heures, du lancement à l’amarrage final
Les communications seront maintenues via le réseau KOL-NET, récemment renforcé par les satellites relais de la mission KOL-HER-04. Le contrôle principal sera assuré depuis le Centre Spatial de Kerbin (KSC), avec supervision scientifique de Wernher et direction de mission confiée à Gene Kerman.
Un détail important : la mission étant non habitée, toutes les opérations critiques (déploiement, phasage, amarrage) seront exécutées par le pilote automatique “Smart A.S.S.” du module TUG. Ce choix a été motivé par la remarque de Zeb Kerman : “C’est pas que je veuille pas piloter, mais un bras géant dans l’espace sans moi à bord ? C’est encore plus drôle à distance.”
En somme, les paramètres de KOL-HOR-05 traduisent un équilibre entre rigueur d’ingénierie et… flexibilité kerbale. Une orbite stable, un lanceur robuste, et une précision d’amarrage théorique. Tout le reste, comme le dit Gene, “relève de la tradition KSC : improvisation contrôlée.”
La mission suit un séquencement en six grandes phases, chacune pensée pour éviter (ou du moins limiter) les catastrophes spectaculaires typiques des précédentes opérations Horizon.
Phase 1 : Préparation et lancement
Les opérations débutent 48 heures avant le décollage avec la mise sous pression des réservoirs et la vérification complète des circuits d’alimentation du bras HArmrizon-Mk1. L’équipe d’ingénierie procède à un test de rotation du module, vite interrompu quand celui-ci tente d’ouvrir sa pince sur le chariot élévateur.
Le jour J, la fusée est érigée sur le pas de tir. Gene vérifie pour la quinzième fois que la coiffe est bien verrouillée (“On se souvient tous du couvercle perdu de KOL-HOR-02”). Compte à rebours : 5, 4, 3… BOUM (le bon genre de boum, celui du décollage réussi).
Phase 2 : Montée et circularisation
La fusée traverse l’atmosphère dans un rugissement glorieux. À T+2 minutes, séparation du premier étage. Il retombe vers Kerbin pour récupération, pendant que le second étage (le TUG) prend la relève. À T+7 minutes, circularisation à 100 km, insertion orbitale nominale.
Le module HArmrizon-Mk1 reste encore solidaire du TUG, le temps de s’assurer que la trajectoire est alignée avec celle de la station. Kernher commente : “C’est la première fois que quelque chose fonctionne du premier coup. Je note ça dans le calendrier.”
Phase 3 : Phasage orbital
La phase de phasage est délicate. La station Horizon, en avance d’environ 20°, doit être rattrapée. Le TUG abaisse légèrement son périapside pour accélérer son orbite et combler l’écart.
Pendant 3 heures, les propulseurs RCS travaillent par petites impulsions de 0,5 m/s. Bob observe la trajectoire avec admiration : “C’est comme un ballet orbital !”
Zeb répond par radio : “Ouais, sauf qu’à la fin, c’est le décor qui bouge.”
Phase 4 : Approche finale et amarrage
À moins de 5 km de la station, le TUG entame une série de manœuvres de rendez-vous automatique. Les caméras du module capturent la silhouette scintillante de Horizon, illuminée par le lever de Kerbol.
Les propulseurs RCS ralentissent progressivement jusqu’à 0,3 m/s. Le bras est soigneusement positionné face au port d’amarrage latéral du module central.
Le moment clé arrive : le port Clamp-O-Tron Senior s’aligne, se verrouille, et… clac. Amarrage confirmé ! L’ensemble du KSC éclate en applaudissements. Zeb, observant depuis la salle de contrôle, lève les bras : “On vient littéralement de brancher un bras à un machin sans bras. C’est poétique.”
Phase 5 : Activation du bras HArmrizon-Mk1
Une fois l’amarrage confirmé, la station transfère son alimentation électrique vers le nouveau module. Les moteurs rotatifs sont testés un à un : yaw, pitch, grip… tout répond.
S’ensuit un moment d’émotion quand le bras, sous commande manuelle, s’anime pour la première fois, se déployant lentement dans la lumière de Kerbol.
Gene murmure : “C’est magnifique.”
Zeb, lui, commente : “Et si on attrapait un satellite juste pour voir ?”
Le reste de l’équipe note immédiatement : “Restreindre l’accès du bras à Zeb jusqu’à nouvel ordre.”
Phase 6 : Fin de mission et désorbitation du TUG
La mission s’achève par la séparation du TUG, qui effectue une manœuvre de désorbitation contrôlée. Il brûle dans l’atmosphère de Kerbin sous les applaudissements polis du personnel au sol (“Toujours plus propre que le bureau de Zeb”).
La station Horizon, quant à elle, est désormais équipée de son premier outil de manutention robotisé. Le bras est replié en position de veille, attendant ses futures tâches : réception de cargos, déploiement de modules solaires, voire capture de débris.
Conclusion du séquencement :
La mission KOL-HOR-05 marque une étape essentielle du programme Horizon, réussissant là où de nombreuses missions précédentes avaient surtout produit des explosions instructives. Le bras articulé transforme la station en un véritable chantier spatial actif, capable de construire et réparer sans intervention EVA.
Gene a clos le débriefing par cette phrase désormais célèbre au KSC :
“Horizon a désormais un bras. Prochaine étape : lui apprendre à ne pas gifler les modules quand on lui parle mal.”
Et Kernher d’ajouter, pince-sans-rire :
“Techniquement, c’est un succès complet. Émotionnellement, j’ai peur du jour où Zeb mettra la main dessus.”
Fin de mission : statut SUCCESS ✅
Durée totale : 6h47
Petit mot Kerbal
“Le bras fonctionne parfaitement. Le vrai défi, c’est d’empêcher Zeb de lui donner un nom.” -Kherner von Kerman













