La mission HER-2 a été officiellement approuvée par le KSC après un long débat, trois explosions accidentelles de café, et une présentation PowerPoint de Kernher von Kerman qui comportait plus de courbes que les trajectoires de Zeb. L’objectif : établir un réseau de communication complet autour de Kerbin grâce à quatre satellites de relais, placés sur des orbites polaires inclinées à 45° et 135°. En théorie, cela garantira une couverture parfaite des régions polaires, équatoriales, et de tout ce qui se trouve entre les deux. En pratique… eh bien, disons que si tout se passe bien, les ingénieurs du KSC se promettent de ne pas crier “BOOM” à chaque séparation de module.
Kernher insiste : “Chaque satellite est équipé d’une antenne RA-100, d’un relais à haute capacité, et d’un module de stabilisation avancé.” Ce à quoi Bill a ajouté : “Oui, parce qu’apparemment, l’espace polaire de Kerbin n’est pas connu pour sa douceur.” Les trajectoires d’injection sont minutieusement calculées — avec une marge d’erreur “raisonnablement approximative” selon Bob. Les burns de phasage permettront aux satellites de se placer en quadrature parfaite, offrant ainsi une couverture continue, même lors des missions les plus folles vers Mun ou Minmus.
Si tout se déroule comme prévu (et c’est un gros “si”), Kerbin bénéficiera enfin d’un réseau de communication global digne d’une véritable agence spatiale. Et si quelque chose explose… eh bien, ça fera une belle lumière au-dessus des pôles, et Jeb aura encore une raison de dire que c’était “totalement prévu”.
Objectif
L’objectif principal de la mission est de continuer à mettre en place un réseau de communication global autour de Kerbin, garantissant un relais stable et constant entre les engins spatiaux, les bases orbitales, les stations de surface et le KSC (Kerbal Space Center). Selon Gene : “On en a marre que les missions se terminent en ‘Contact perdu’ juste après un ‘Oh non—’ dans le canal radio.”
Le concept est simple : quatre satellites de communication seront placés sur deux plans orbitaux distincts. Le premier couple sera positionné sur une orbite inclinée à 45°, offrant une couverture diagonale Nord-Sud sur la moitié de la planète. Le second couple, à 135° d’inclinaison, viendra croiser le premier réseau pour compléter la couverture. Ensemble, ces deux constellations permettront à chaque vaisseau, ou station de rester connectés, quelle que soit sa position autour de Kerbin.
Les objectifs secondaires sont tout aussi cruciaux — du moins, sur le papier :
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Tester le nouveau système de stabilisation gyroscopique, censé “réduire les dérives involontaires”. (Bill traduit : “Empêcher les satellites de danser la valse orbitale.”)
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Vérifier la fiabilité du déploiement double depuis un même lanceur, une première pour le KSC.
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Fournir un relai stable pour les futures missions interplanétaires, notamment les programmes Tranquility (Mun) et Minerva (Minmus).
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Et, accessoirement, prouver à Mortimer (directeur financier) que “la communication orbitale” n’est pas juste un prétexte pour lancer deux fusées de plus.
Mais l’objectif caché, non mentionné dans les rapports officiels, est purement psychologique : redonner confiance à l’équipe après l’incident du “Kerbin ComSat 2”, celui qui a transformé un test de relais géostationnaire en une pluie de débris artistiques visibles depuis le KSC pendant trois jours.
Cette mission, si elle réussit, marquera une étape essentielle vers une ère de communication fiable, stable et (presque) sans explosion. Si elle échoue… eh bien, on aura au moins prouvé que les antennes RA-100 peuvent encaisser une rentrée atmosphérique à 2 000 m/s.
Pour atteindre une couverture complète de Kerbin, la mission s’appuie sur une architecture orbitale croisée soigneusement calculée. Chaque orbite est polaire, mais pas totalement orthogonale :
Premier plan orbital : inclinaison de 45°, altitude circulaire de 3000 km.
Deuxième plan orbital : inclinaison de 135°, altitude identiquee 3000 km.
Pourquoi 3000 km ? Parce que c’est le compromis parfait entre la portée des antennes RA-100, la stabilité des orbites à long terme et le fait que Kernher voulait “quelque chose de rond et joli sur la carte orbitale”. À cette altitude, la période orbitale est d’environ 1 jour.
Chaque satellite pèse moins de 100 Kg, équipé d’une antenne RA-100, d’un relais haute capacité et d’un SAS autonome. L’alimentation est assurée par deux panneaux photovoltaïques et un module de batterie de secours “au cas où le Soleil déciderait de se cacher derrière Kerbin… encore une fois.”
Les paramètres de lancement sont également calibrés :
Lancement depuis le pas 1 du KSC, azimut 45° ou 135° selon la mission.
ΔV total requis : environ 3 200 m/s (incluant circularisation, correction et phasage).
Temps de phasage entre les satellites d’un même plan : 1/2 période orbitale (soit environ 50 minutes) pour les espacer correctement.
Les calculs orbitaux ont été effectués par Bob. Enfin, selon Zeb : “Bob a tapé des chiffres dans un ordinateur jusqu’à ce que la carte orbitale ait l’air cool.”
Ces paramètres offrent un équilibre optimal entre couverture, consommation énergétique et durabilité. Le réseau devrait rester opérationnel plus de deux ans kerbaliens avant que les corrections d’altitude ne soient nécessaires. Kernher en est fier, Gene est soulagé, et Zeb demande toujours si “3000 km, c’est suffisant pour voir sa maison depuis l’espace”.
Le séquencement de la mission suit la logique rigoureuse du KSC : faire les choses dans l’ordre, jusqu’à ce que Zeb décide de les faire plus vite.
1️⃣ Lancement du premier couple de satellites (plan 45°)
Le lanceur décolle depuis Kerbin en inclinant sa trajectoire à 45°. Après la séparation du premier étage, le module de transfert met les deux satellites sur une orbite circulaire de 100 km. Une manœuvre prograde à T+25 minutes élève ensuite l’apoapsis à 1 500 km. À l’apogée, un burn de circularisation complète l’insertion. Le premier satellite se déploie, libérant ses panneaux solaires et son antenne. Le second attend une demi-orbite avant séparation, assurant un espacement optimal.
2️⃣ Lancement du second couple (plan 135°)
Deux jours plus tard, la même fusée (ou presque, selon l’état de récupération du pad) décolle sur une trajectoire inversée à 135°. Les mêmes étapes sont répétées, cette fois avec une inclinaison rétrograde. Gene insiste sur le fait que “ce n’est pas un concours de qui a la plus belle orbite”, mais Zeb met quand même des autocollants sur son panneau de commande.
3️⃣ Calibration et phasage
Une fois les quatre satellites déployés, le KSC supervise plusieurs corrections fines : ajustement des plans orbitaux, vérification du signal, tests de relais, et surtout, confirmation que les satellites ne se rentrent pas dedans “comme la dernière fois”. Bob conduit une série de tests de latence de transmission entre le KSC, Mun et Minmus, pendant que Bill surveille la stabilité thermique des satellites (traduction : “on vérifie qu’ils ne fondent pas au soleil”).
4️⃣ Activation du réseau
Après validation, le système est mis en service. Le KSC annonce fièrement : “Kerbin est désormais entièrement connectée.” Dans les couloirs, les ingénieurs célèbrent avec des cookies déshydratés et du jus de spationaute tiède.
Petit mot Kerbal
Gene a dit lors de la conférence de presse “Nous avons enfin un réseau mondial fiable. Tant que Zeb ne s’en sert pas pour streamer des vidéos depuis l’orbite.”


























