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STS-02 : Triomphe Orbital avec Légers Soucis Structurels

STS-02 : Triomphe Orbital avec Légers Soucis Structurels

KOL-HER-01 prouve qu’on peut perdre 150 pièces et appeler ça un succès

📋 RÉSUMÉ OFFICIEL — MISSION STS-02
Vaisseau : KOL-HER-01  |  Équipage : Jebediah Kerman (présumé)  |  Durée : 1h 20m 20s
Altitude maximale : 417,0 km  |  Vitesse maximale : 2 457 m/s  |  G-force max : 9,42 g
Étages séparés : 7  |  Incidents notables : 7 désassemblages rapides non planifiés
Verdict officiel : ✅ Succès partiel — retour avec dégâts. Le KSC considère que tout équipage pouvant encore donner son nom constitue un résultat acceptable.

Préparation & Objectifs

La mission STS-02 s’inscrit dans la continuité ambitieuse du programme orbital kerbal. Le vaisseau KOL-HER-01, assemblé avec soin par les équipes techniques du KSC — ou du moins avec autant de soin que le permettaient les délais imposés par la direction —, se présentait sur le pas de tir avec 150 pièces soigneusement boulonnées les unes aux autres. Certaines d’entre elles allaient d’ailleurs le rester jusqu’à l’amerrissage. La plupart, non.

Aux commandes : Jebediah Kerman, “présumé” selon les registres officiels, ce qui dans le jargon du KSC signifie simplement qu’il était déjà dans le cockpit avant que quiconque ait pu l’en empêcher. Son briefing pré-vol s’est limité à un hochement de tête enthousiaste et à la question : “Elle a combien de boosters celle-là ?” Bill Kerman, depuis la salle de contrôle, avait demandé à relire les calculs de charge structurelle. On lui a dit qu’il n’y en avait pas.

Objectifs de la mission :

  • Atteindre une orbite stable autour de Kerbin
  • Valider la séquence de séparation en 7 étages du KOL-HER-01
  • Assurer le retour de l’équipage — objectif secondaire, mais apprécié

Récit de la Mission

T+0m00s — “Allumage. Et aussi quelques pièces.”

À T+0, le KOL-HER-01 quitte le pas de tir avec toute la dignité que l’on peut attendre d’un engin de 150 pièces propulsé par des quantités industrielles de carburant solide. Simultanément — et c’est ici que le rapport technique devient légèrement inconfortable — 8 pièces se séparent immédiatement du véhicule principal. L’équipe au sol classe l’événement sous “désassemblage de décollage nominal” et Jeb, dans le cockpit, ne remarque rien d’inhabituel. Ce qui est, en soi, très inhabituel.

La montée initiale est franche et déterminée. Le KOL-HER-01 perce les couches basses de l’atmosphère avec une conviction que seules les fusées kerbales — et certains projectiles d’artillerie — peuvent afficher.

T+1m22s — L’étage 6 dit au revoir

À 11,9 km d’altitude, la séparation du premier étage propulsif s’effectue dans les règles de l’art. Enfin, presque : 18 pièces supplémentaires jugent préférable de ne pas poursuivre l’aventure et rejoignent l’étage séparé dans sa descente. Jeb interprète les vibrations inhabituelles comme “un bon signe”. Bill, en bas, demande une tisane.

Profil d'altitude de la mission
Profil d’altitude de la mission

T+4m45s à T+5m28s — La trilogie des séparations

C’est la séquence la plus productive — et la plus sportive — de la mission. En moins d’une minute, trois étages se séparent en cascade. À T+4m45s, l’étage 5 se désolidarise à 67,2 km. Cinq secondes plus tard, à T+4m50s, le KOL-HER-01 franchit la frontière atmosphérique à 70,1 km. Les Kerbals peuvent officiellement ôter leur masque à oxygène. Jeb, lui, n’en portait pas.

À T+5m28s, à 94,6 km d’altitude, la séparation de l’étage 4 s’accompagne de ce que le rapport officiel décrit pudiquement comme une “restructuration dynamique du véhicule” — soit 31 pièces perdues en une seule fois. C’est le record absolu de la mission pour un seul événement. L’équipe au sol applaudit ce qu’elle croit être une séparation propre. Bob Kerman demande si on peut “conserver les données de désintégration pour la science”.

Vitesse et G-force au cours de la mission
Vitesse et G-force au cours de la mission

T+19m20s — L’apoapside à 417 km

Le KOL-HER-01 atteint son apoapside à 417,0 km, un chiffre qui ferait rougir de jalousie n’importe quel ingénieur orbital. Dix-sept secondes plus tard, à T+19m37s, l’orbite stable est confirmée. Jeb sourit pour la photo. Depuis la salle de contrôle, même Bill admet que c’est “pas mal”. Val Kerman, consultée à distance, répond sobrement : “Manœuvre de circularisation correcte, brûlure de périgée sous-optimale, mais l’essentiel est là.”

T+45m41s à T+47m34s — La grande désintégration orbitale

En orbite, à environ 350 km d’altitude, le KOL-HER-01 entre dans une phase que les ingénieurs qualifient de “gestion active de la masse du véhicule”. En pratique : trois événements de perte de pièces en moins de deux minutes, à raison de 12 pièces par salve, entrecoupés de deux séparations d’étages. La fusée perd littéralement de la matière à intervalles réguliers, comme un serpent qui mue — sauf que les serpents ne finissent généralement pas sous l’eau.

À T+52m05s, la trajectoire redevient sous-orbitale. Le retour est inévitable. Jeb prend ça avec philosophie.

T+1h10m23s à T+1h18m12s — Rentrée et amerrissage “enthousiaste”

La rentrée atmosphérique s’amorce à 70,0 km, dans les conditions nominales. L’amerrissage survient à T+1h18m12s. Comme on peut le voir sur les images ci-dessous, le moment est… mémorable. L’impact avec l’océan s’accompagne d’une dernière perte de 57 pièces — soit le tiers du véhicule original — et d’une ultime séparation d’étage que le système de télémétrie enregistre consciencieusement. Jeb décrit l’expérience comme “un peu humide, mais globalement réussie”.

Analyse Technique

Paramètre Valeur
Durée totale de mission 1h 20m 20s (4 821 s)
Altitude maximale (apoapside) 417,0 km
Vitesse maximale 2 457 m/s
G-force maximale enregistrée 9,42 g
Nombre d’étages séparés 7
Pièces au départ 150
Pièces perdues en vol (hors amerrissage) 93 (estimé)
Pièces perdues à l’amerrissage 57
Résultat officiel Succès partiel — retour avec dégâts
Consommation carburant
Consommation carburant

Analyse d’Efficacité Propulsive

Le tableau ci-dessous résume l’évolution du budget ΔV au fil des phases de la mission STS-02. Les ingénieurs du KSC ont tenu à préciser que les valeurs d’efficacité supérieures à 100 % ne sont “pas nécessairement une bonne chose” et reflètent des gains de masse soudains — autrement dit, des pièces qui ont décidé de quitter le véhicule à des moments propices à l’équation de Tsiolkovsky.

Phase MET ΔV consommé ΔV restant Efficacité
Décollage T+0m00s 0 m/s 3 698 m/s 100,0 %
Séparation étage 7→6 T+0m00s 2 m/s 3 697 m/s 100,0 %
Désassemblage non planifié #1 T+0m00s 1 m/s 3 695 m/s 100,0 %
Séparation étage 6→5 ⚠ T+1m22s -698 m/s 4 393 m/s 118,9 % 🚀
Désassemblage non planifié #2 T+1m22s 4 m/s 4 389 m/s 99,9 %
Séparation étage 5→4 T+4m45s 3 242 m/s 1 147 m/s 26,1 % 💸
Sortie atmosphérique T+4m50s -50 m/s 1 197 m/s 104,4 %
Séparation étage 4→3 ⚠ T+5m28s -2 519 m/s 3 715 m/s 310,5 % 🎆
Apoapside atteinte T+19m20s 495 m/s 3 220 m/s 86,7 %
Désassemblage orbital #1 T+45m41s 327 m/s 2 892 m/s 89,8 %
Désassemblage orbital #2 T+46m17s -201 m/s 3 093 m/s 106,9 %
Désassemblage orbital #3 T+47m34s -264 m/s 3 357 m/s 108,5 %
Rentrée atmosphérique T+1h10m23s 392 m/s 2 964 m/s 88,3 %
TOTAL MISSION</td