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Mission KOL-HER-03

La mission “PoluxSkan” (de son petit nom) a été approuvée après une longue réunion au KSC, qui s’est essentiellement résumée à la phrase “et si on essayait de viser tout Kerbin d’un seul coup ?”. L’objectif : placer un satellite de reconnaissance scientifique en orbite polaire circulaire, à environ 750.48 km d’altitude, afin de cartographier, mesurer, scanner et probablement découvrir à quel point Kerbin est pleine de cratères laissés par les précédentes “expériences d’atterrissage contrôlé”. Le satellite embarque tout ce qu’il faut pour faire de la science sérieuse — un radar altimétrique dernier cri, un scanner multispectral, une antenne de communication robuste, et même une caméra pour que Zeb puisse faire des selfies orbitaux “à usage strictement professionnel”. Le lancement sera assuré par le fidèle LM-6, modifié pour ne pas exploser au sol (statistiquement). Après un décollage vertical, une montée majestueuse et un virage programmé avec la précision d’un lancer de pizza, le vaisseau atteindra une orbite d’attente avant d’effectuer une injection parfaite vers l’axe polaire — du moins, c’est ce qu’affirme Gene, les doigts croisés. Le satellite sera ensuite libéré pour entamer une série de scans globaux : topographie, composition du sol, détection des ressources, et repérage de toutes les fusées abandonnées “temporairement”. Bob est impatient, Kernher est nerveux, et Bill a déjà préparé un plan de récupération au cas où le satellite déciderait que “polaire” veut dire “plonger dans la glace”. Selon le communiqué officiel, cette mission apportera “une couverture complète et un savoir scientifique accru, en prévision de futures missions lointaines”. Selon Zeb, elle apportera surtout “un excellent point de vue pour regarder les couchers de soleil… et les explosions du VAB.” Si tout se passe bien, PoluxSkan deviendra le premier satellite du réseau d’observation permanent de Kerbin, et si ça ne se passe pas bien… eh bien, le KSC a déjà prévu un deuxième exemplaire, “au cas où le premier ferait un trou de plus à scanner”.

Objectif

L’objectif principal de la mission est de déployer un satellite scientifique de cartographie et de communication en orbite polaire autour de Kerbin, à une altitude stable d’environ 750 km. Cette orbite permettra une couverture complète de la planète, pôle à pôle, afin de générer des cartes topographiques, altimétriques et de composition de surface d’une précision jamais atteinte… ou du moins, pas encore explosée.
Le satellite embarque une panoplie d’instruments capables de mesurer à peu près tout ce qui existe sur Kerbin : un radar altimétrique R-3B pour modéliser le relief, un scanner multispectral MS-2A pour analyser la nature des sols, un imageur hyperspectral SCAN-RX pour détecter les ressources exploitables, et une antenne de communication haut débit pour transmettre ces précieuses données (et, selon Jeb, quelques vidéos de ses vols “d’essai”).

Les objectifs secondaires sont, comme toujours, plus “ambitieux” qu’ils n’en ont l’air. D’abord, valider la fiabilité du lanceur moyen LM-6 sur une orbite polaire — ce qui, selon Kernher, “revient à viser une pièce de monnaie avec un feu d’artifice géant”. Ensuite, tester le comportement des antennes de communication dans des zones d’ombre prolongée, car la moitié du temps, le satellite passera au-dessus de régions où il n’y a rien d’autre qu’un océan et le désespoir radio. Enfin, il s’agit d’un test grandeur nature pour les futurs satellites interplanétaires : si ce satellite peut survivre plusieurs mois sans perdre son antenne ni confondre Kerbin avec la Mun, alors le programme Kolaris aura franchi un cap important vers la colonisation scientifique du système tout entier.

Et puis, bien sûr, l’un des buts non-officiels, mais hautement soutenu par Zeb et Bill, est de retrouver toutes les épaves de fusées “accidentellement” retombées dans des coins reculés de Kerbin. “Si on peut les repérer, on pourra peut-être les réparer”, dit Bill. “Ou les revendre”, ajoute Mortimer, les yeux déjà pleins de budget.

En résumé, PolarScan-One est une mission à la fois sérieuse et symbolique : celle où les Kerbaux ont décidé de cartographier leur planète avant de recommencer à la creuser.

Petit mot Kerbal 

“On voulait juste cartographier Kerbin, mais si on trouve en plus où Jeb a crashé ses trois dernières fusées, ce sera un double succès scientifique !” — Bill Kerman, ingénieur optimiste