Le programme Horizon continue son épopée héroï-comique dans l’orbite basse de Kerbin ! Après avoir fièrement assemblé deux modules sans tout faire exploser (un record validé par le département des statistiques optimistes), la mission KOL-HOR-03 s’apprête à ajouter un module de communication flambant neuf à la station en construction. Ce bijou technologique, équipé de suffisamment d’antennes pour capter les émissions de snacks du KSC, doit enfin permettre aux équipages de dire autre chose que “crrrshh—allo ? Zeb ? C’est encore en feu ?”.
La mission prévoit un lancement à 100 km d’altitude, une insertion tout en douceur (ou presque), et un rendez-vous orbital précis… enfin, précis à la manière kerbal, c’est-à-dire à quelques centaines de mètres près. Le module sera ensuite amarré par la fine équipe d’ingénieurs de bord, sous la supervision du contrôle au sol, qui a promis de ne presque pas paniquer. Préparez vos casques et vos pop-corns : KOL-HOR-03 va émettre fort, très fort !
Objectif
Cette mission, troisième volet du programme Horizon (et fièrement sponsorisée par le département des “idées qui semblaient brillantes à 3h du matin”), a pour objectif principal d’ajouter un module scientifique et de communication avancé à la station orbitale en cours d’assemblage autour de Kerbin.
Au cœur du module se trouve un laboratoire MPL-LG-2, sanctuaire flottant de la science kerbale. C’est là que les futurs équipages pourront analyser des échantillons, mener des expériences, et surtout essayer de ne pas renverser de café en microgravité. L’idée est simple : transformer la station en véritable centre de recherche orbital, capable de produire des données exploitables… ou du moins lisibles.
Mais ce n’est pas tout ! Le module embarque aussi une paire d’antennes RA-15 et RA-2, montées sur pivotrons et rotatrons, afin d’assurer une couverture de communication quasi totale. Ces antennes pourront se tourner automatiquement vers Kerbin, la Mun, Minmus ou toute autre cible plus ou moins volontairement choisie par Bob. Grâce à cette configuration mobile, la station deviendra un nœud de relais interplanétaire, capable de maintenir le contact avec les futures missions Kolaris en route vers les lunes ou les confins du système.
Un autre objectif — moins officiel mais tout aussi essentiel — est de tester la coordination entre les systèmes mécaniques rotatifs. En clair, vérifier que les antennes tournent dans le bon sens et ne se décident pas à faire un triple axel orbital au moment de l’amarrage. Les ingénieurs ont aussi prévu un protocole d’urgence : si une antenne tente de pointer vers le Soleil, on débranche tout et on appelle Gene.
Enfin, la mission KOL-HOR-03 vise à valider les procédures d’amarrage automatisées. Le module sera lancé, mis en orbite circulaire à environ 100 km, puis aligné pour rejoindre la station. L’opération permettra de confirmer que les nouveaux ports d’amarrage, combinés à un contrôle d’attitude renforcé par le système RCS, peuvent s’intégrer de manière fluide et — espérons-le — sans transformer la station en sculpture moderne.
En résumé, les objectifs de KOL-HOR-03 tiennent en trois mots chers à toute l’équipe du KSC : Communiquer, expérimenter… et prier.
Mission en orbite basse de Kerbin, stabilisée à 100 km d’altitude, avec une inclinaison de 0° (orbite équatoriale), histoire de simplifier les calculs… et d’éviter que le module parte saluer la Mun par erreur. Le choix de cette orbite permet une logistique simplifiée pour les futures missions d’approvisionnement, tout en assurant une couverture radio optimale avec le réseau au sol et les satellites relais précédemment déployés par le programme Kolaris.
Le module à lancer — une élégante combinaison de science et de métal — pèse environ 5 tonnes, dont la moitié en instruments, antennes, panneaux solaires et gadgets divers, et l’autre moitié en espoirs de stabilité structurelle. Sa configuration intègre :
Un laboratoire MPL-LG-2 comme cœur scientifique,
Deux antennes haute portée (RA-2 et RA-15) montées sur pivotrons et rotatrons, assurant un suivi dynamique des cibles,
Des panneaux solaires rotatifs, pour garantir que le module ait toujours assez d’énergie pour envoyer des selfies depuis l’orbite,
Et un système RCS de précision pour les manœuvres fines et les corrections d’alignement pendant l’amarrage.
La vitesse orbitale cible sera d’environ 2 246 m/s, nécessitant un ΔV total d’environ 3 400 m/s depuis le lancement au sol. Le vecteur de lancement prévoit un azimut de 90°, un roll program rapide à T+10 secondes, et un pitch-over progressif à partir de 8 km d’altitude pour un profil de montée fluide (en théorie).
Le plan d’amarrage prévoit que la station soit en position ascendante au-dessus du KSC au moment du lancement, afin de minimiser le temps d’attente pour la mise en phase orbitale. Une fois en orbite, le module effectuera une manœuvre de rattrapage avec un ΔV de 60 à 100 m/s, afin d’intercepter la station sur son orbite de 100 km ± 2 km. Les tests de communication seront réalisés une fois le module stabilisé et connecté à la structure principale.
Phase 1 – Pré-lancement & vérifications (T-2h à T-0)
Dans la pure tradition du KSC, la checklist de pré-lancement comprend 700 points, dont 695 sont cochés “probablement bons”. Les ingénieurs valident la pression des réservoirs, la connexion des antennes, et s’assurent que Zeb n’a pas modifié les paramètres du SAS “pour voir ce que ça fait”. Le directeur de vol Gene Kerman autorise le lancement après la traditionnelle phrase : “Bon… on croise les doigts.”
Phase 2 – Décollage & mise en orbite (T+0 à T+8 min)
À T-0, le moteur principal rugit, et le lanceur s’arrache du pas de tir dans un mélange de flammes et de cris de joie. Le vol se poursuit avec une ascension contrôlée — du moins jusqu’à ce que le SAS décide qu’un petit roulis ne ferait pas de mal. Le staging sépare le premier étage à environ 30 km d’altitude, suivi par la mise à feu du second étage (le TUG orbital). À T+8 minutes, l’orbite circulaire à 100 km est atteinte.
Phase 3 – Vérification en orbite et alignement
Une fois en orbite, les systèmes du module sont activés : antennes, panneaux solaires, et instruments de mesure. Le KSC confirme la liaison RA-15 avec les relais existants, puis calcule la fenêtre de phasage avec la station Horizon. Le TUG exécute une manœuvre de synchronisation, ajustant la période orbitale pour rejoindre la station au prochain passage — idéalement sans transformer le module en projectile.
Phase 4 – Approche et amarrage (T+3 à T+5 orbites)
À environ 2 km de la station, le contrôle passe en mode manuel. Le module oriente ses antennes, déploie ses RCS, et s’aligne sur le port d’amarrage désigné. La tension monte au KSC, mais Bill Kerman, responsable de la manœuvre, reste calme : “C’est comme garer un rover… sauf à 2 000 m/s.” L’approche finale se fait à 0.2 m/s, dans un ballet de corrections minuscules.
Le contact est confirmé à T+5 orbites : le module de communication et de science est officiellement intégré à la station Horizon.
Phase 5 – Activation & célébration
Une fois la pression stabilisée et les connexions électriques établies, le laboratoire MPL-LG-2 démarre à distance sa première expérience : observer les effets du stress post-lancement sur les Kerbals restés au sol. L’équipe au KSC applaudit, tandis que Kernher von Kerman note que “statistiquement, moins de 10 % des modules explosent après amarrage”.
Petit mot Kerbal
“Si tout se passe bien, on pourra enfin passer nos réunions en visio depuis l’orbite. Si ça explose, eh bien… ça fera de belles images pour la prochaine bande-annonce.”

















