Le Programme de Déploiement Relais Munar est né, comme la plupart des grandes idées kerbales, lorsqu’un stagiaire de Mission Control a crié : « Hé ! Et si on arrêtait de perdre le signal ? » Silence de mort dans la salle. Puis, dans un froissement de papiers, des donuts sont tombés par terre, et en moins de dix minutes les tableaux étaient recouverts de schémas qui ressemblaient surtout à des dessins de snacks. Et ainsi naquit le plan grandiose : placer deux satellites de communication en orbite équatoriale de Kerbin, à 2000 km.
La mission sur le papier était simple (trop simple, donc suspecte) : lancer une énorme barge orbitale remplie d’antennes, de panneaux solaires, et de batteries « probablement suffisantes ». Une fois à 2000 km, libérer avec grâce et précision deux satellites relais, chacun armé d’antennes gigantesques capables de griller du pop-corn à 10 km, et d’un logiciel de pilotage qui ne plante que parfois. Et pour le bus cargo ? Une fin glorieuse, bien sûr : s’écraser sur la Mun à toute vitesse. Parce que franchement, que faire d’autre avec un gros tas de ferraille une fois vide ? En bonus : un feu d’artifice, un nouveau cratère, et une plaque commémorative improvisée avec ce qu’il restait des snacks oubliés à bord par un mécano.
Les ingénieurs jurent que ces relais garantiront une « couverture continue et presque parfaite » pour toutes les futures missions. Les futures pilotes, eux, se réjouissent surtout de pouvoir téléphoner à la maison depuis la face cachée de la Mun pour se plaindre qu’il n’y a plus de barres chocolatées. Mémé Kerman appelle ça « une étape historique pour les communications interplanétaires », tandis que Kernher marmonne qu’« on a encore gaspillé une fusée neuve ». Mais qu’importe : le compte à rebours commence, la fusée tremble, et Bob a déjà peint “EXPRESS DU CRASH” en gros sur le lanceur.
Objectif
Le but principal de la mission est le déploiement de deux satellites relais en orbite équatoriale autour de la Mun, à une altitude d’environ 2000 km. Ces relais serviront de pont de communication permanent entre Kerbin et les opérations futures sur et autour de la Mun (aterrisseurs, rovers, stations orbitales).
L’objectif secondaire est d’utiliser le cargo porteur comme projectile scientifique. Plutôt que de laisser cette lourde carcasse flotter inutilement, il sera redirigé pour un impact contrôlé sur la surface de la Mun. Cet événement, digne des meilleures traditions kerbales, permettra de créer un cratère commémoratif et, si des instruments sismiques sont déployés plus tard, d’apporter des données précieuses sur la structure interne de la Mun.
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La Mun a un rayon de ~200 km seulement.
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À 2000 km d’altitude, un satellite voit un très grand disque de surface, couvrant plus de la moitié de la Mun à lui seul.
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Avec deux satellites équatoriaux à cette altitude, on assure une couverture quasi complète, y compris une bonne partie de la face cachée (en relais mutuel).
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En plus, à 2000 km, l’angle d’élévation reste suffisant pour garder un contact stable avec Kerbin, même quand la Mun est proche de l’horizon.
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Orbites cibles des relais :
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Altitude : 2000 km circulaire au-dessus de la surface munar (soit ~2200 km du centre de la Mun).
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Inclinaison : 0° (équatoriale, pour couvrir la plus grande partie de la surface).
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Période orbitale : environ 8 h 20 min.
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Satellites relais :
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Masse unitaire : environ 7 t, chacun équipé d’une antenne haute-gain (HG-5 ou Communotron 88-88), panneaux solaires, batteries, et systèmes de contrôle.
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Cargo porteur :
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Fonction : transport et injection des satellites.
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Destin final : trajectoire d’impact vers la Mun après séparation des deux relais.
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Décollage du KSC et insertion en orbite basse de Kerbin (100 km).
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Injection translunaire (ΔV ~860 m/s).
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Capture par la Mun et circularisation en orbite haute (~2000 km).
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Déploiement du premier satellite : séparation, activation des panneaux et antennes, vérification du lien Kerbin–satellite.
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Déploiement du second satellite : libération avec un léger déphasage orbital pour éviter tout risque de collision, mise en service.
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Vérification réseau : test de communication via relais entre KSC et une zone de la face cachée de la Mun.
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Manœuvre terminale du cargo : abaisser le périapsis sous la surface et provoquer un impact glorieux sur la Mun.
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Clôture de mission : confirmation du fonctionnement des relais et enregistrement du site du crash pour la postérité (et les touristes).
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Petit mot Kerbal
À 2000 km, les satellites sont tellement hauts qu’ils ressemblent presque à des petites lunes de la Mun. Et pour les ingénieurs, ça veut dire que quand le cargo s’écrase, les relais sont bien à l’abri là-haut, hors de danger.
— Signé : Zeb Kerman … c’est drôle d’avoir des “mini-munes” autour de Mun”



















